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Rappel :
Guyane : Affrontements entre Amérindiens et orpailleurs clandestins
Des fusillades ont éclaté à deux reprises en moins d'une semaine en octobre en Guyane dans les villages amérindiens de Elahé et de Cayodé en amont du bourg de Maripasoula. Les coups de feu auraient été tirés par des orpailleurs brésiliens, selon les premiers éléments de l'enquête de gendarmerie.
Elahé est le premier village amérindien à une heure de pirogue en amont de Maripasoula à la frontière fluviale du Surinam, accessible seulement par pirogue ou par la voie des airs. Elahé, comme Cayodé plus en amont, est aussi un point de Passage obligé vers les sites d'orpaillage clandestins de la rivière Waki .
La violence liée à l'orpaillage progresse continuellement. Dans cette région qui fait partie du Parc national et qui est également zone de vie des Communautés Amérindiennes de Guyane, l'État a renoncé depuis longtemps à ses pouvoirs de police et dénie aux habitants, parmi tant d'autres droits essentiels, le droit à la sécurité. Les villageois d'Elahé et Kayodé doivent désormais faire justice eux-mêmes.
Guyane : Communiqué de l'Association Kupun Komhe Heïtëi
Kupun Komhe Heïtëi a appellé à manifester le mercredi 28 novembre à St Laurent du Maroni pour dénoncer l'orpaillage clandestin et l'inaction de l'état français. Depuis plus de dix ans, le Pays Wayana, dans le Sud de la Guyane est en proie à l'orpaillage clandestin.
Les fleuves Waki et Tampock sont pollués par le mercure et les boues rejetées par les chercheurs d'or. L'Etat français nous a oublié et n'a jamais rien fait pour les arrêter. Aujourd'hui non content de nous empoisonner avec leur mercure et de nous affamer avec la disparition du poisson de nos fleuves, les orpailleurs clandestins veulent nous tuer. Le Préfet de Guyane nie cet état de fait et refuse de nous accorder la protection dont nous avons droit en tant que citoyens français.
Courrier d’ICRA au Ministre de l’Environnement
Courrier d’ICRA au Préfet de Guyane |