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"Il y a eu des heurts mercredi après-midi entre les forces mixtes de la gendarmerie et de la police et les étudiants", a déclaré jeudi à l'AFP le directeur général de la police, Jacky Rahaingo. "Nous avons eu dix blessés légers parmi les forces de l'ordre. Environ 500 étudiants nous envoyaient des pierres et des cocktails Molotov. Nous avons répliqué avec des grenades lacrymogènes et arrêté une vingtaine d'entre eux", a-t-il ajouté. "Nous étions entre 4.000 et 5.000 étudiants à vouloir défiler dans les rues pour protester contre un décret qui limite le nombre de professeurs pour encadrer les étudiants, mais aussi pour (réclamer) l'amélioration de nos conditions de vie matérielles à l'université", a expliqué à l'AFP Asa Hasimbahiny, l'un des leaders de la contestation estudiantine. "Les forces de l'ordre nous ont barré la route à la sortie de l'université, ce qui a échauffé les esprits", a-t-il poursuivi. Ce décret, qui a déjà provoqué des tensions ces dernières semaines, a été suspendu oralement la semaine dernière par le ministre de l'Education nationale et de la Recherche scientifique, Haja Nirina Razafinjatovo. "C'est l'annulation pure et simple de ce décret que les étudiants veulent", a expliqué Willy Razafinjatovo, avocat des étudiants arrêtés. "Un étudiant a déjà été placé sous mandat de dépôt et emprisonné. Les autres doivent comparaître dans la journée" de jeudi, a-t-il ajouté. "Nous n'excluons pas de descendre à nouveau dans la rue tant que le problème ne sera pas réglé", a prévenu M. Hasimbahiny. Jeudi en fin de matinée, la situation était calme à Antananarivo. Les bourses des étudiants des universités de Madagascar ont été augmentées de 20% il y a un mois. Cette décision avait calmé momentanément les étudiants, énervés par une grève du syndicat des enseignants chercheurs qui a duré plusieurs semaines et compromis l'année universitaire en cours. |