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Le fournisseur, plutôt généreux, a fait cadeau de quinze vaches à l'importateur malgache (?). Quand on sait que la valeur de ce bétail s'élève à dix milliards fmg, le calcul est vite fait... Signalons que le prix moyen de chaque bête (les frais d'approche, taxe de débarquement inclus…), est de 30 millions fmg, environ. L'on apprend, en outre, que le fonds requis pour l'acquisition de ces vaches, est tiré d'un projet financé par la Banque mondiale. Pour accueillir ce troupeau, une horde de personnalités politiques et militaires, dont le ministre de l'Agriculture, Randrianarima-nana Harison ainsi que le PDS, Tsizaraina Emile et son équipe, se sont déplacées en masse tant à Toamasina qu'à Moramanga. Si pour l'instant, on ne sait l'identité exacte du destinataire de ce lot de bétails, en tout cas, la société TIKO s'occupera de leur nourriture et des autres charges, durant leur mise en quarantaine à Ampitabe, sur un terrain de 500 hectares. Une terre fertile ayant auparavant appartenu à un Français, et qu'une entreprise socialiste, Sorifema, a pris possession pour cultiver du manioc. Par la suite, dans les années, le ministère de l'Agriculture a cédé le terrain en question à un mouvement de jeunes révolutionnaires, Marema. Une entreprise qui, naturellement, s'est terminée par un fiasco… A Ampitabe, des militaires, issus de la RM3 (Région militaire de Toamasina) se chargent de la sécurité du site. Pour ce faire, leur indemnité journalière se chiffre à 20 000 fmg par tête. D'ailleurs, tout véhicule et toute personne entrant ou sortant du lieu où sont parquées les vaches, doivent subir une opération de désinfectant. Malgré ces précautions, des habitants de Moramanga nourrissent quelques inquiétudes quant à la présence de ces bêtes. Ils craignent une éventuelle "épidémie", générée par ces animaux, pouvant contaminer et la population et les zébus locaux. Une telle crainte est-elle justifiée ? Quoi qu'il en soit, seuls les résultats de la quarantaine pourraient rassurer ou non tout le monde. Aussi, on souhaite que le ministère de l'Agriculture publie régulièrement un bilan de santé des 915 vaches : le public doit être ainsi informé du moindre soupçon pathologique. Tant l'opération financière, qui a abouti l'importation, que celle portant sur la destination finale de ces bêtes (TIKO ou les éleveurs intéressés), la transparence est de mise. Un certain malaise, existe dû à leur arrivée sur le territoire national.
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