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Saed Kubenea, propriétaire et directeur de publication de l'hebdomadaire kiswahili Mwana Halisi,
et Ndimara Tegambwage, un rédacteur consultant du journal, ont été
agressés par plusieurs assaillants, le samedi 5 janvier vers 9 heures,
dans leur salle de presse dans la capitale tanzanienne Dar-es-Salam. Le
téléphone portable de Tegambwage était le seul objet volé. Selon les
journaux locaux, deux suspects ont été arrêtés.
« Nous appelons les autorités tanzaniennes à mener une enquête
approfondie pour démasquer tous ceux qui sont responsables de cet
attentat et les traduire en justice », a dit Gabriel Baglo, Directeur
du Bureau Afrique de la FIJ. « Nous n'accepterons pas une enquête qui
va faire arrêter ceux qui ont procédé à l'assaut, mais pas les cerveaux
qui se cachent derrière. »
Au moins trois hommes armés de machettes, de couteaux et de barres de
fer ont attaqué Kubenea et Tegambwage et aspergé le visage de Kubenea
d'un produit chimique supposés être de l’acide. Geoffrey Kambenga,
Secrétaire Général du Syndicat des Journalistes Tanzaniens, a dit à la
FIJ que les yeux de Kubenea sont sérieusement affectés, et il serait
opéré dans quelques jours en Inde où il a été envoyé lundi.
« Tegambwage se remet bien à la maison. Il est sorti de l'hôpital le
dimanche après qu’il a reçu des points de suture sur la tête blessée
par des machettes », a ajouté Kambenga.
Selon des journalistes locaux, Kubenea a été victime d'un incendie
volontaire sur sa voiture et depuis un an il a reçu régulièrement des
menaces de mort sur son téléphone portable où les personnes l’appelant
cherchaient à l'effrayer pour qu’il arrête ses articles d’investigation
sur la mauvaise gestion des fonds publics. En septembre dernier Mwana Halisi a
été le premier journal à publier la « liste de la honte (Les pillards
de Tanzanie) » qui désignent nommément plusieurs membres du parti au
pouvoir accusés d'avoir volé des fonds publics.
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