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A peine nommé directeur de l'enseignement secondaire de l'île autonome de Ngazidja, Mroivili Aboudou s'est mis au travail pour préparer la gestion des 9.000 élèves déjà inscrits dans les lycées et collèges de l'île. Il multiplie les réunions avec les partenaires depuis le 14 décembre, date de sa nomination. Professeur d'anglais au lycée de Moroni jusqu'à sa promotion, il dit connaître les problèmes de l'enseignement après avoir passé plus de 10 ans sur le terrain.
Le Canal : Quelles sont vos priorités dans vos nouvelles fonctions? Mroivili Aboudou : Je vise à mettre plus de discipline dans les établissements scolaires car cela constitue une condition nécessaire pour la réussite des études. En même temps, nous allons rehausser le niveau, car il est très bas. Pour cela, il faut des matériels pédagogiques adéquats pour les enseignants et les élèves. Ce sont mes priorités.
Le Canal : De quels moyens disposez-vous pour y parvenir? Mroivili Aboudou : Nous comptons sur la coopération des familles et des autorités. La discipline doit commencer à la maison. La famille et l'Etat doivent agir pour contrôler les émissions télévisées. Pour le niveau, nous allons inciter les élèves à lire et à être un peu curieux.
Le Canal : Dans quel état vous avez trouvé l'enseignement secondaire quelques jours après la prise de vos fonctions ? Mroivili Aboudou : Faire un état des lieux actuellement, c'est trop m'hasarder. Je n'ai pas encore fini de feuilleter les dossiers. C'est ce matin que j'ai rencontré les proviseurs des lycées. La semaine prochaine, ce sera le tour des directeurs des collèges. Donc on est encore loin de pouvoir établir un bilan. Toutefois, les vrais problèmes, je les connais. Je suis enseignant d'origine. Je maîtrise les difficultés du terrain. C'est sur quoi je me suis appuyé pour établir mes priorités.
Propos recueillis par Ahmed Abdallah |