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S’exprimant lors d’une rencontre spéciale avec des directeurs de publications, le Haut commissaire de l’Afrique du Sud en Tanzanie, Sindiso Mfenyana a salué l’intervention militaire de l’UA, la jugeant « indispensable » après l’échec des efforts pour une sortie pacifique de l’impasse. La négociation est « le moyen idéal pour éviter une effusion de sang » parmi les civils innocents de l’Ile, a admis M. Mfenyana, reconnaissant toutefois qu’au vu de la situation qui prévalait dans l’Ile comorienne, « une action militaire était devenue inévitable », pour libérer le peuple du joug d’une dictature. L’émissaire sud africain a souligné « la nécessité de plus privilégier les voies pacifiques pour la résolution de conflits à travers le continent, à l’instar du consensus trouvé dans la situation politique au Kenya suite à la médiation de l’ancien secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan et du président de l’UA, Jakaya Kikwete, chef de l’Etat de Tanzanie. Répondant à la question de savoir si l’UA devrait intervenir militairement contre les régimes dictatoriaux ou les auteurs de machinations pour accéder au pouvoir en contournant les voies démocratiques, M. Mfenyana a estimé que « les moyens les plus nobles sont d’abord la négociation pacifique ». Pretoria s’était, dans un premier temps clairement démarqué du projet d’intervention militaire, le Président Thabo Mbeki insistant alors sur la nécessité de négocier pacifiquement avec Bacar.
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