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Alors que sa visite, destinée officiellement à "débloquer" la question de la continuité territoriale avec la métropole, n'était pas prévue, M. Jégo a insisté à St Denis de la Réunion pour que les formations professionnelles entreprises par les jeunes Réunionnais à l'étranger ou en métropole "débouchent sur l'emploi". Il a rappelé que l'Etat a dépensé pour favoriser la mobilité "30 millions d'euros qui ont concerné 5000 jeunes dans tout l'outre-mer". Il a jugé "paradoxal" que l'on ne trouve pas de main d'oeuvre formée à la Réunion et que l'on organise des formations à l'étranger pour permettre aux jeunes d'y trouver un emploi. "Il faut un bon équilibre pour que les Réunionnais puissent bénéficier des crédits de la mobilité mais aussi trouver des débouchés locaux dans les entreprises" a-t-il dit, lors d'un point presse, à l'issue d'une réunion de travail avec les collectivités et acteurs de la mobilité. Il a demandé aux entreprises de "faire un effort pour les contrats d'insertion des jeunes". M. Jégo a annoncé par ailleurs le lancement d'un audit "pour mieux comprendre les circuits de financement" de la mobilité afin "d'y voir plus clair et de redéfinir une stratégie". Le secrétaire d'Etat a également longuement évoqué un contentieux avec le conseil régional portant sur le fonds de la continuité territoriale destiné aux familles non imposables, sous forme d'un chèque-voyage. Cette aide a été suspendue depuis septembre dernier par la Région qui reproche à l'Etat de ne pas lui avoir versé les sommes promises. "Nous ne devons de l'argent à personne" a répliqué Yves Jégo, selon lequel "c'est le conseil régional qui doit plus de 9 millions d'euros à l'Etat" pour les années 2004 et 2005. Le ministre a indiqué que si ces sommes n'étaient pas remboursées par la Région dans un délai de 3-4 ans, "l'Etat pourrait envisager de prendre à sa charge la gestion du fonds". Il a appelé la collectivité à ne pas refuser "la main tendue par l'Etat". (avec AFP)
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