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Selon le Journal de l'île de la Réunion (édition du 7 octobre), "les "libérations" se sont succédé durant le week-end avec trois nouvelles sorties samedi [et quatre autres dimanche]", en plus des deux premières vendredi. Les derniers ex-gendarmes devaient quitté la base lundi. Mais, la préfecture a aussi décidé de prendre ses précautions, indique le quotidien. "Non seulement les 18 hommes ont dû donner de sérieuses garanties sur les personnes qui devaient les héberger mais ils doivent aussi aller "pointer" deux fois par semaine à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche de leur lieu de résidence comme lors d’un véritable contrôle judiciaire. S’ils doivent pour une raison ou une autre quitter leur commune de résidence, ils doivent le signaler aux forces de l’ordre." La préfecture a toutefois décidé de leur accorder une carte leur permettant d’avoir accès à des soins mais aussi un document leur permettant de faire valoir leur identité s’ils subissent un contrôle d’identité. Ce document n’est pas pour autant un titre de séjour. Il ne leur permet ni de travailler ni de bénéficier des minima sociaux. Christine Louis-Quéré, présidente de la ligue citoyenne interrogée par le JIR, a dénoncé cette situation : "Ils se retrouvent sans travail, sans argent avec l’impossibilité pour eux de pouvoir vivre une vie normale à la Réunion". L'avocate des ex-gendarmes, Me Marie Briot, s'est également indiqné : "Pour ceux qui ont de la famille à la Réunion, cela peut aller, mais pour les autres, je ne vois pas comment cela pourra être tenable pour eux à long terme", affirme l’avocate. (avec le Journal de l'île de la Réunion)
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