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Cette somme ne représente qu’une
partie de l’effort global de l’Etat pour l’outre-mer, qui s’élèvera à 16,7
milliards d’euros en 2009, selon les documents budgétaires, contre 15,6
milliards en 2008, selon les documents de l’an passé.
Les députés ont par ailleurs
adopté une disposition très controversée du projet de loi de finances réformant
les exonérations de cotisations patronales, permettant une économie pour l’Etat
de 138 millions en année pleine. Devant l’opposition, à la fois sur le fond et
sur la forme, de députés de gauche et de droite, dont celle de l’ancien
ministre UMP de l’outre-mer Hervé Mariton, le ministre de l’Intérieur et de
l’Outre-mer, Michèle Alliot-Marie, a dû prendre un "engagement
formel", après être remonté "solennellement" à la tribune. Elle
a promis que cette réforme sera mise en oeuvre non pas le 1er avril comme prévu
mais "à la date de promulgation" de la future loi pour le
développement de l’outre-mer. Elle a ajouté que "s’il apparaît entre le
vote de cette loi et la prochaine loi de finances qu’il y a des ajustements
nécessaires, ces ajustements seront inclus dans le projet de loi de finances
pour 2010".
Victorin Lurel (P.S.) et
Gabrielle Louis-Carabin (UMP) ont défendu des amendements de suppression, qui
ont été rejetés. M. Mariton a affirmé que "cette petite économie peut
provoquer des effets de désorganisation du marché de l’emploi outre-mer et du
développement de l’emploi qui ne sont pas très heureux".
Le secrétaire d’Etat à
l’Outre-mer, Yves Jégo, a fait valoir qu’"en échange de 138 millions
d’euros de diminution de baisse de charges accordée aux entreprises (le
gouvernement) allait apporter plus de 300 millions d’euros avec les zones
franches globales d’activités" dans les DOM.
M. Lurel a dénoncé "un
budget d’illusions et d’économies faites sur le dos des outre-mers",
citant des baisses de 13 millions pour l’éducation nationale, 22 pour
l’université, 14 pour la prévention des risques ou 92 pour les collectivités
locales.
(AFP)
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