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Dans un courrier adressé à la direction de la compagnie aérienne Air France, le syndicat de pilotes "Alter", rappelle que "les incidents liés aux expulsions de personnes étrangères du territoire français se multiplient à bord des avions d'Air France." Il dénonce "les méthodes brutales employées par les forces de police pour contraindre ces passagers particuliers à voyager contre leur gré sont incompatibles avec le bon ordre et la salubrité à bord" en revenant sur l'événement récent survenu lors du vol Paris-Bamako du 30 mai 2007 qui témoigne de cette cruelle réalité. Pour le syndicat, "nos passagers choisissent Air France pour se déplacer dans des conditions optimales de sécurité et de confort. Ils aspirent légitimement à voyager dans un avion et non dans un fourgon cellulaire. Ces expulsions sont non seulement incompatibles avec la sécurité que nous leur devons mais aussi considérées aujourd'hui comme une atteinte à la dignité humaine par nombre d'entre eux et une partie de l'opinion publique." Il rappelle également que "Air Canada a décidé dernièrement de refuser tout reconduit sur ses vols arguant, entre autres, qu'elle était "juste" une compagnie aérienne censée apporter un service à ses "clients" et pas un auxiliaire de police."
En 2006, le ministère de l'intérieur a procédé à 24.000 reconduites à la frontière depuis la métropole.
A Mayotte, ce sont 13.253 expulsions qui ont été enregistrées, alors que "l'objectif" fixé par N. Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, n'était "que" de 12.000.
Ces expulsions représentent une manne financière pour les compagnies qui les assurent, puisque ce budget est équivalent au déficit annuel de l'assurance vieillesse!
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