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"C'est une question qui préoccupe les députés. Il y a unanimité pour dire que le problème de l'état civil est une question importante qui est à la base de la citoyenneté", a-t-il assuré. Lors de l'examen à l'Assemblée nationale du budget de l'outremer vendredi 7 novembre, M.Aly a demandé à ce que les crédits pour la révision de l'état civil (entamée en 2000), d'un montant initial de 300.000 euros, soient multipliés par trois. Une proposition rejetée par le gouvernement. "M. Jégo m'a cependant confirmé qu'il était d'accord avec mon analyse sur l'échec de la CREC et qu'il avait demandé au préfet un rapport qui doit lui arriver en décembre. Il est d'accord avec moi que ce n'est pas seulement un problème de moyens, mais aussi de méthodes", indique le député. Selon lui, "c'est une question fondamentale et je suis heureux que le gouvernement ai pris conscience de la gravité de la situation et de la nécessité de trouver au plus vite une solution." M. Aly a cependant précisé que cette solution se trouverait dans le respect de la loi, et non dans des directives comme celle envoyée la semaine dernière aux préfets métropolitains : "Depuis l'adoption de la loi DSIOM du 21 février 2007, nous sommes entrés, en matière d'état civil, dans le droit commun. La CREC, qui est une exception mahoraise, n'a donc plus de raison d'être. Les Mahorais doivent pouvoir établir leur état civil comme n'importe quel autre français." "La CREC a échoué", poursuit-il. "Par ses retards – certains attendent 3, 4 voire 5 ans avant que leur dossier soit traité – mais aussi par ses méthodes. De nombreux Mahorais se sont fait imposés un nom qu'ils ne voulaient pas. Ils ont rejeté cette décision", indique-t-il. RC
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