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"Je suis prêt à mourir pour défendre le droit et la démocratie à Anjouan, nous sommes prêts à combattre les envahisseurs et à défendre Anjouan. Nous ne réclamons que le respect de la loi", a assuré Mohamed Bacar au cours d'un entretien avec l'AFP dans sa résidence privée de Barakani. "Je souhaite que tous ces gens reviennent à la raison et acceptent de discuter, parce que même s'il y a débarquement, on peut avoir des craintes pour l'après. S'il le faut nous combattrons, nous disposons d'assez d'armes et d'assez d'hommes", a-t-il affirmé. Toutefois, "il n'est jamais trop tard pour la paix (...) Ce qu'il faut c'est organiser une table ronde sur les vrais problèmes des Comores, entre Comoriens, mettre tout à plat et discuter. Si la table ronde décide qu'il faut de nouvelles élections à Anjouan, alors nous ferons des élections", a-t-il promis. "Parmi les pays qui se disent prêts à massacrer des Anjouanais, certains n'ont jamais eu d'élection chez eux et ils veulent nous donner des leçons de démocratie", accuse le colonel Bacar, qui n'hésite pas à mentir pour défendre son bilan. Selon lui, "beaucoup de mensonges sont véhiculés sur Anjouan, mais ici les fonctionnaires sont payés chaque mois [c'est faux, les arriérés remontent au mois de novembre, ndlr], nous avons le courant électrique 24 heures sur 24 [c'est faux, les coupures sont quotidiennes et les délestages programmés, ndlr] et malgré l'embargo nous avons fait des réalisation dans l'île : école, aéroport [financé par la coopération mauricienne, ndlr], augmentation de la capacité de stockage d'hydrocarbures". Interrogé sur les violations des droits de l'Homme, notamment des témoignages de tortures, dont son régime est accusé, M. Bacar affirme que "ce sont des manipulations organisées par le président Sambi. C'est un grand simulateur. Ici personne n'est torturé". Encore une fois, il ment : les témoignages sont légion, de personnes passées à tabac, arrêtées arbitrairement et torturées (lire Kashkazi n°70 actuellement en vente)… VM (avec AFP)
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