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Trois Bacaristes incarcérés à la Réunion |
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Trois hauts dignitaires du régime Bacar sont actuellement incarcérés à la maison d’arrêt de Saint-Pierre, à la Réunion. Il s'agit de Moumini Mimidiladji, lieutenant de FGA et ancien commandant de l’aéroport d’Ouani; Mohamed Soumaïla, gendarme ; et Ridjali Abdou, ancien directeur de cabinet du président Bacar. Arrivés en kwassa à Mayotte quatre jours après la chute d’Anjouan, ils avaient été jugés en comparution immédiate et condamnés à de speines de prison ferme par le Tribunal de première instance de Mamoudzou pour entrée illégale sur le territoire français et détention d’armes, avant d'être transférés à La Réunion. |
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Le rapport porte sur la situation humanitaire à Anjouan sous le régime du colonel Mohamed Bacar, déchu du pouvoir le 25 mars dernier à l'issue d'une opération de rétablissement de l'ordre à Anjouan menée par l'armée comorienne et les forces de l'Union Africaine (UA). "Il suffisait d'avoir un proche au sein du pouvoir de l'Union ou de l'armée nationale pour être taxé d'anti-Bacar, embastillé et soumis aux pires tortures qu'on puisse imaginer" a déclaré Ahmed Mohamed Allaoui, conseiller à la FCDH, lundi 14 avril. "La plupart des arrestations se faisaient la nuit, vers minuit. Les FGA entraient par effraction dans les foyers anjouanais, enlevaient des gens et les conduisaient en prison pour les faire subir des actes ignobles et abjects" a-t-il poursuivi, corroborant les témoignages recueillis par la presse (AFP, Kashkazi, Al-watwan) en février et mars. Selon le mensuel Kashkazi qui a recueilli plusieurs témoignages en mars (1), la torture la plus souvent pratiquée consistait à frapper pendant des heures avec un bâton en bois la plante des pieds et le bas des jambes, ainsi que les côtes. D'autres personnes affirment avoir été frappés au visage, piqués avec une seringue ou menacées d'être exécutées en pleine nature si elles ne répondaient pas à certaines questions portant sur leurs activités politiques supposées. Les lieux de détention de ces prisonniers politiques qui n'ont jamais vu de magistrat ou d'avocat durant leur détention, étaient les prisons de Koki et Domoni, et les camps militaires de Ouani et Sangani. Certains ont été incarcérés une nuit, d'autres plusieurs semaines. Selon Khaled Said, secrétaire général de la FCDH, une fillette de 16 ans, originaire de la ville de Sima, à l'ouest de l'île d'Anjouan, aurait été violée par trois militaires des Forces de la gendarmerie d'Anjouan (FGA). Le colonel Bacar, aujourd'hui incarcéré à la Réunion, est accusé par les autorités comoriennes de crimes et tortures contre des civils. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt délivré par la justice comorienne. Son extradition vers les Comores, réclamée par le président Sambi, reste tributaire des négociations entre Moroni et Paris. VM (avec APA)
(1) Kashkazi n°71, mars 2008, disponible sur www.kashkazi.com |