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De source proche de l’Etat-major de l’AND, Abdallah Bacar Combo, ministre de la Justice du gouvernement Bacar, aurait été arrêté par la coalition, mardi 24 mars. La même source reprise par la présidence annonçait l’arrestation de M. Moussouab, maire de la ville de Ouani où se trouve l’aéroport. Parmi les chefs de la milice de Bacar, le lieutenant Adé (impliqué dans de nombreuses tortures) et le major Moilo seraient également détenus par les forces de l’ordre. Ces informations ont été confirmées à 15 heures mardi par un membre de la cellule de communication de la Présidence de l’Union. Hier soir, on parlait à Mohéli de l'arrestation d'autres hauts responsables, sans citer de noms. |
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Selon l'envoyé spécial de RFO à Anjouan, des échanges de tirs étaient toujours entendus du côté de Barakani, le village de Mohamed Bacar, mercredi matin. Selon Nizar Souffou, les membres de la garde rapprochée du colonel continuaient dans la matinée à répondre aux assauts des soldats de l'Armée nationale de développement (AND) et des troupes africaines mandatées par l'Union africaine. Deux zones resteraient aux mains des rebelles : Barakani donc, situé à 5 kilomètres de Mutsamudu, la capitale, et proche de Ouani, et Mirontsy, banlieue de Mutsamudu où se trouvent les cuves des hydrocarbures. Cette information a été confirmée par l'envoyé spécial de l'AFP, selon lequel "des tirs d'artillerie et de mitrailleuses lourdes étaient entendus dans les environs de Ouani" mercredi matin, tandis qu'un "bateau armé d'un canon lourd de l'armée fédérale comorienne et des troupes mandatées par l'Union africaine (UA) se rapprochait de la côte devant Ouani pour participer au bombardement." La veille au soir, l'armée comorienne annonçait avoir pris le "contrôle total" de l'île d'Anjouan,,au terme d'une opération militaire lancée dans la matinée avec le soutien de l'Union africaine. "L'île d'Anjouan est sous le contrôle total de l'armée", a déclaré le commandant Ahmed Sidi aux journalistes présents sur l'île voisine de Mohéli, mardi soir. "Pour l'instant nous ne déplorons ni mort ni blessé. Les dirigeants rebelles ont tous fui, aucun n'a encore été trouvé." Selon les autorités comoriennes, Mohamed Bacar aurait pris la fuite déguisé en femme et chercherait à gagner en bateau l'île française de Mayotte, toute proche. "Le colonel Mohamed Bacar a été localisé dans le village de Sadanpoini, d'où il se dirige vers un endroit lui permettant de fuir à bord d'un kouassa (petit canoë) en direction de l'île de Mayotte", a déclaré Abdourahim Saïd Bacar. "Il semble, selon plusieurs sources, qu'il s'est travesti en femme", a-t-il ajouté. Une information qui reste à vérifier. Selon un communiqué gouvernemental, le débarquement s'est déroulé sans accroc. Arrivés par bateau à l'aube après être partis de Mohéli la veille, les militaires des Comores et de l'UA ont rapidement repris le contrôle des villes de l'île. Il y a eu un "bref affrontement" dans la ville d'Ouani, et Mutsamudu, la capitale d'Anjouan, est tombée "après un court échange de tirs". Un bateau de l'AND a accosté dans la baie de Mutsamudu qui a été prise à l'issue de brefs échanges de tir. À Domoni, "on a assisté à des scènes de fraternisation entre la population et les soldats soudanais." Quelques heures auparavant, un conseiller à la défense du président comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi avait annoncé la prise par les soldats gouvernementaux, aidés de 400 hommes de l'UA, de l'aéroport de l'île et de la ville de Mutsamudu. A la mi-journée, les trois principales métropoles (Ouani, Domoni et Mutsamudu) étaient conquises, de même que les principaux camps de gendarmerie. Dans l'un d'eux, les troupes de la coalition ont découvert une vingtaine d'armes. Ces fusils d'assaut et ces lance-roquettes avaient été visiblement abandonnés par des gendarmes anjouanais qui se sont réfugiés dans les collines avoisinantes, rapporte l'AFP. VM (avec AFP et Reuter)
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