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Preuve du retour progressif à la normale à Anjouan et de la fin prochaine de la première étape –celle du débarquement- des opérations militaires, une partie du gouvernement de l'Union des Comores s'est rendue sur place mercredi dans l'après-midi. Parmi les membres du gouvernement se trouvaient Ikililou Dhoinine, vice-président nommé le matin même administrateur provisoire de l'île (lire par ailleurs). Les responsables politiques ont été précédés de quelques heures par le chef d'état-major de l'Armée nationale de développement (AND), le colonel Salimou, arrivé sur l'île dans la matinée, ainsi que par les journalistes des médias comoriens, héliportés de Mohéli vers Anjouan en fin de matinée. Mercredi soir, l’île n’était "pas encore totalement sous contrôle", au deuxième jour du débarquement, a déclaré à l'AFP le ministre comorien de la Défense, Mohamed Bacar Dossar. "Notre stratégie maintenant, c'est de sécuriser toute l'île parce qu'Anjouan n'est pas encore totalement sous contrôle, notamment au sud, dans les régions de Sima, Moya et Pomoni où nous n'avons personne", a-t-il déclaré, avant d’ajouter : "Nous avons fait venir des renforts tanzaniens de Mohéli qui doivent se déployer dans cette région", alors qu'un contingent "soudanais est déployé dans la région de Domoni (est)". Mercredi après-midi, notre envoyé spécial affirmait que les échanges de coups de feu qui avaient marqués le début de la matinée, ne se faisaient plus entendre. Alors qu'à l'aube, la zone de Mirontsy, banlieue de Mutsamudu et point stratégique où se trouvent les cuves de la société des Hydrocarbures, et celle de Barakani, village du colonel Bacar, étaient le théâtre d'affrontements entre les derniers résistants des Forces de la gendarmerie anjouanaise et les troupes de la coalition, dans l'après-midi, on n'entendait plus aucun tir depuis la capitale, Mutsamudu. Après une première journée marquée par les succès de la coalition AND/UA, mardi, les échanges de coups de feu avaient repris dans la nuit de mardi à mercredi. Le bilan des affrontements était mercredi inconnu. L'AFP faisait état de onze blessés mercredi midi. Cinq civils, blessés par balles et par des éclats d'obus, ont été soignés mardi, et trois mercredi, au centre hospitalier régional d'Anjouan, situé à Hombo, dans la banlieue de Mutsamudu. Dans l'après-midi, la rumeur courait selon laquelle le président déchu, Mohamed Bacar, aurait été capturé par les forces de la coalition. A tord. Si selon un membre de la présidence joint à 16 h 30, "nous l'avons localisé, nous savons où il est", et si sa résidence privée dans le village de Barakani était désertée et saccagée, selon un journaliste de l'AFP, à 18 heures, il n'avait toujours pas été arrêté. Selon notre envoyé spécial, "les soldats ratissent l'ensemble de l'île pour le trouver" ; il pourrait se cacher dans la région de Moya, à l’ouest. Ses principaux collaborateurs, parmi lesquels les ministres Mohamed Abdou Madi et Djanfari Salim, étaient eux aussi toujours en fuite mercredi soir. Il était impossible de savoir s'ils se trouvaient encore à Anjouan, où s'ils ont fui avant l'offensive de l'AND aidée des troupes mandatées par l'Union africaine. D'autres personnalités fortes du régime Bacar ont par contre été arrêtées, comme Makany (leader du Parti populaire anjouanais, qui réclame l'indépendance), Ba Goulam (leader du mouvement séparatiste en 1997) et Caambi El-Yachourtui, ancien vice-président de l'Union des Comores (2002-2006) qui avait rallié Bacar après les élections truquées de 2007. VM
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