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Quelque 45 000 universitaires algériens, dont des centaines de chercheurs, ont quitté le pays de 1992 à 2002, en raison de la situation sécuritaire et du marasme socio-économique, a rapporté le quotidien algérien "Jeune Indépendant" paru mercredi. Ce chiffre, bien qu'alarmant, "est loin de refléter la réalité, puisque les prévisions les plus optimistes tablent plutôt sur un chiffre de 125 000 diplômés sur le demi-million d'Algériens qui ont quitté le pays au cours des quinze dernières années", a indiqué le quotidien indépendant. Parmi ces universitaires, plus de 7 000 se sont installés au Canada, a précisé ce quotidien, citant les statistiques de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) basée à Genève. La fuite des cerveaux a attiré l'attention des autorités algériennes. "Nous ne pouvons pas continuer de former pour voir ensuite nos enfants aller travailler ailleurs", a averti en avril dernier le président algérien Abdelaziz Bouteflika, lors de sa tournée d'inspection dans des régions algériennes. L'Afrique est devenue victime de "la traite des cerveaux" qui pénalise ses efforts de développement, a déclaré de son côté le président de la Commission de l'Union africaine (UA) Alpha Oumar Konaré, lors d'une réunion d'experts africains sur la migration tenue début avril à Alger. |