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"Nous ne prétendons pas tout savoir sur l'univers Bacar", a dit le secrétaire général de la FCDH, Kaled Saïd, qui a fait état de 15 cas de viol et de violences sexuelles recensés, 400 cas de tortures de détenus portant les stigmates de brûlures de cigarettes et cinq personnes brûlées au troisième degré de manière volontaire. Selon le numéro deux de la FCDH, son organisation a recensé aussi une centaine d'enfants traumatisés par les arrestations musclées qu'opéraient les milices dans leurs foyers, tandis que 200 prisonniers politiques libérés souffrent de malnutrition. D'anciens détenus ont révélé qu'ils pouvaient être laissés sans manger ni boire pendant deux à trois jours. "Les tortionnaires avaient une technique bien à eux", a ajouté Echati Chadhouli, une militante anjouanaise de la FCDH, qui a expliqué que les tortures à la cigarette commençaient par une question banale posée par des miliciens aux victimes, dans le genre : "Combien chaussez-vous" ? La question répondue, selon Mme Chadhouli, le prisonnier se fait indiquer un nouveau numéro, désigné comme sa future pointure. "C'est après que les tortures commencent", a dit la militante de la FCDH. Selon elle, les tortures se poursuivront jusqu'à ce que les deux pieds du supplicié enflent au point de ne plus pouvoir entrer dans ses chaussures. D'après Mme Chadhouli, les miliciens se servaient de câbles de courant dégainés pour flageller leurs victimes, notamment les femmes qui leur refusaient leurs charmes. "Nous nous constituerons partie civile contre Mohamed Bacar et ceux de ses compagnons identifiés comme auteurs ou complices des nombreuses tortures subies pendant le règne des rebelles séparatistes", a-t-elle conclu. (Panapress) Lire à ce sujet Kashkazi n°70, mars 2008 : le récit des victimes du régime Bacar. Disponible sur www.kashkazi.com |