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"Cette incarcération fait suite à une demande d'arrestation aux fins d'extradition, formulée par le ministre de la Justice des Comores, auprès du gouvernement français", a déclaré à la presse le procureur adjoint Jean-Robert Dobanton. La France et les Comores n'ayant pas signé d'accord d'extradition, cette demande d'arrestation a suivi la voie diplomatique. La justice comorienne dispose maintenant d'un mois pour faire parvenir le texte de la demande, permettant alors à la chambre d'accusation de la Cour d'Appel de Saint-Denis de la Réunion de statuer sur cette demande. Si l'avis de la Cour est positif, la demande sera transmise au Premier ministre. Les 21 personnes qui accompagnaient Bacar dans son odyssée, également concernées par cette mesure d'écrou extraditionnel, ont été réparties dans deux maisons d'arrêt de la Réunion. La demande d'arrestation adressée par les autorités comoriennes fait état de crimes et de délits tels que viols, meurtres, actes de violences et vols reprochés aux 22 hommes. Avec AFP
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