Après son escale mouvementée à Mayotte hier jeudi, l'ancien dictateur Mohammed Bacar est arrivé à la Réunion où il sera jugé samedi en comparution immédiate.
Le gouvernement de l'Union des Comores continue à exiger que la France extrade le colonel Bacar vers son pays d'origine où il devrait répondre de plusieurs chefs d'inculpation, notamment pour "rébellion et tortures". Un mandat d'arrêt international a d'ailleurs été lancé par le gouvernement comorien.
La demande d’asile du colonel Bacar sera examinée, "de manière tout à fait réglementaire", a expliqué le député socialiste français Daniel Goldberg, président du groupe d’amitiés France-Comores. Selon M. Goldberg, il n’existe pas d’accord d’extradition entre la France et les Comores. Toutefois, le président du groupe d’amitiés France-Comores soutient que la priorité, pour les Comoriens, c’est le retour d’une stabilité qui permettra le développement économique de l’archipel.