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Après le rejet par le tribunal administratif de la demande d’annulation de l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière effectué par les trois avocats des 23 hommes, le colonel Bacar et ses 22 compagnons d’armes se trouvent désormais sous le coup d’une mesure d’expulsion. “Dans ce dossier, le politique vient prendre le pas sur le judiciaire”, a précisé à l'audience Me Briot, avocate de M.Bacar. Sa consœur Me Vimala Sandanom a pour sa part évoqué le fait que l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) n'a toujours pas rendu son verdict concernant la demande d'asile des 23 hommes, et qu’à ce titre, “aucune mesure d’éloignement ne peut-être prise.” Alors qu'une quarantaine de manifestants scandaient des messages anti-Bacar à l'extérieur du tribunal, rapporte le Journal de l'île de la Réunion, le président a rejeté les arguments de la défense. L’ouverture des portes du tribunal administratif laisse filtrer par à-coups le bruit des manifestants. Les 23 prévenus ont quitté le tribunal sous forte escorte. 22 d’entre eux, dont M.Bacar, font l’objet d’un ordre d’écrou extraditionnel depuis vendredi. Ils ont été renvoyés dans leurs cellules de la prison de la Rivière-des-Galets et de la maison d’arrêt de Saint-Pierre. VM
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