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Au terme de six jours de débats, de colloques et de discutions autour de la mondialisation, des conflits et de la gauche qui s'installe en Amérique latine, le Forum Social de Caracas s'est achevé et les 70.000 participants et 5.000 journalistes ont regagné leurs pénates. Cette année, avec le double but de faire entendre sa voix sur tous les continents et de permettre à tous de participer, le FSM (Forum Social Mondial) avait pris un envol timide à Bamako pour se poursuivre la semaine dernière à Caracas avant de se rendre à Karachi, au Pakistan fin mars. Dimanche, le volet vénézuélien du rendez-vous altermondialiste, décevant en termes d`affluence (on attendait 120.000 personnes) a pris fin avec une cérémonie de "résistance culturelle des peuples", désertée notamment pour cause de finale du championnat de base-ball, sport-roi au Venezuela, et un ultime appel à "la révolution" du président du pays, Hugo Chavez. Le FSM a "contribué à renforcer notre processus révolutionnaire vers le socialisme", a-t-il jugé, affirmant aux délégués présents: "Le succès de notre révolution dépendra du progrès de tous les mouvements sociaux que vous représentez".. Stratégie ou récupération? L`évènement, qui se veut apolitique et antimilitariste, a pris fin avec ce discours, en présence, au fort militaire de Tiuna. L’intervention de Chavez, accopagné de plusieurs membres du gouvernement vénézuélien, visait à intégrer la manifestation dans une stratégie où l’action politique semble inéluctable : “Le Forum social fait partie de la lutte (contre le néolibéralisme) mais nous devons l'accompagner nécessairement par une stratégie visant le pouvoir", ce qui va à l’encontre de l’idéologie “apolitique” et animilitariste du Forum. Fidèle à sa vocation de n’être qu’un lieu d’échanges et de réflexion, le Forum s’est achevé sans déclaration de principes ni manifeste. ET |