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M. Jégo "a obtenu, après négociations avec les compagnies pétrolières concernées, qu’elles acceptent une baisse de 30 centimes au litre de carburant de l’essence comme du gasoil", indique le ministère dans un communiqué. "Cette baisse, qui se traduira par un arrêté du préfet de Guyane, prendra effet ce lundi soit le 1er décembre". "On est à 30 cts. Si la région fait un effort (pour baisser elle aussi) on sera à 40 cts de baisse. La demande (des manifestants) était à 50 cts (…) De tout conflit il faut savoir sortir", a déclaré le ministre devant la presse. Il a précisé qu’il était partisan d’un "système clair et lisible", souhaitant qu’on n’ait "pas le sentiment que certains s’en mettent plein les poches sur le dos des autres". "Il y a eu un effort supplémentaire de la part des pétroliers, parce que nous avons fait pression et parce qu’ils ont conscience qu’il y a une situation en Guyane qui ne peut pas rester bloquée et qui peut dériver vers une situation d’ordre public inquiétante", a-t-il dit. M. Jégo a également proposé de réserver une enveloppe exceptionnelle de 5 millions d’euros au profit des projets d’investissement des collectivités de Guyane si le Conseil régional consent à son tour un effort temporaire, "au moins du tiers de celui des pétroliers", sur le niveau des taxes qu’il perçoit sur les carburants. Par ailleurs, M. Jégo a demandé aux préfets de Martinique et de Guadeloupe d’"examiner sans délai les moyens d’obtenir une baisse significative des prix des carburants dans ces deux départements, qui pourrait s’appliquer elle aussi, dès le début du mois de décembre". Le secrétaire d’Etat a enfin demandé à une mission d’inspection d’étudier les conditions d’une harmonisation durable des tarifs des carburants entre les départements des Antilles et de la Guyane. (AFP)
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