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La couleur jaune du produit trouvé sur la plage de Mutsamudu permet d'écarter l'hypothèse d'une marée noire classique. Il s'agit plus probablement d'une pollution chimique.
A quel point le produit peut-il être nocif pour la population? C'est la question à laquelle les autorités vont devoir apporter très rapidement une réponse.
Viendra ensuite la recherche de l'origine du produit. |
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« Il était sur les coups de midi. Je me rendais à la Mosquée pour la grande prière de vendredi quand j’ai senti une odeur pas facile à respirer. Un mélange d’œufs pourris et de produits chimiques. Il a fallu que je revienne à la maison pour prendre un médicament afin d’éviter le vomissement. Mon corps ne répondait pas comme il fallait. Il y a quelque chose qui n'allait pas dans l’air », s’inquiète Mansour, un opérateur économique qui habite à quelques pas de là. Il flotte sur l'eau un liquide jaunâtre, huileux et inflammable. Dès la première alerte par une dame qui allait baigner son enfant dans les environs, le monde afflue de partout. Le test manuel pour tenter de percer les mystères de ce produit, les riverains en brûlent un peu et... Nous imaginons la suite. « C’est du pétrole. Dieu nous a bénis ». Cette parole lancée sur la petite plage rocailleuse d'où sortait du fond des rochers un liquide qui s’enflamme et sent les hydrocarbures, fait en un éclair le tour de Mutsamudu et de sa périphérie. On pouvait voir des jerricanes, bidons, seaux et bouteilles. Chacun s’approvisionnait, de « ce don de la nature », comme le crie une dame d’une quarantaine d’année, venue spécialement de Mirontsy pour tirer sa part de… pétrole, un bidon de 5 litres bien plein sur la tête, le surplus dégoulinant le long du corps. Il a fallu faire appel à l’armée, après deux tentatives d'évacuation des lieux par la gendarmerie, une heure après la "découverte". Ce lundi 22 décembre, trois jours après cette découverte mystérieuse, le doute plane toujours. Le dépôt d’Anjouan de Comores Hydrocarbures a mobilisé une pelleteuse pour tenter de lever le mystère. Des prélèvements ont été faits et envoyé à Moroni. L’hypothèse d’un dégazage est vite abandonnée. Selon un agent de Comores Hydrocarbures « puisqu’il n’y a pas eu de marée polluante, on ne peut pas parler de dégazage. On devrait peut être s'interroger s’il n’y aurait pas dans un dépôt d’hydrocarbures ou une réserve dans le secteur ou un entreposage de déchets. Qui sait ? Ça peut être aussi avec un faible pourcentage l’effet d’un phénomène naturel, mais ce n’est pas scientifiquement croyable. » Le témoignage de Manssour, appuyé par deux de ses voisins, apporte bien la preuve que ce produit peut s’avérer nocif pour la santé des riverains et même contaminer toute la baie de Mutsamudu. Ndzuani Hebdo
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