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Situation à la Réunion La surveillance est basée sur un réseau de médecins sentinelles qui permet de suivre au mieux les tendances de l’épidémie. Entre le 28 mars 2005 et le 5 mars 2006, 3115 cas ont été notifiés par les médecins du réseau sentinelle de l’île de la Réunion, dont 196 au cours de la semaine du 27 au 5 mars 2006. Une estimation à partir d’un modèle mathématique, basé sur les séries historiques, permet d’évaluer le nombre total de cas présentant des signes compatibles avec une infection à Chikungunya depuis le début de l’épidémie (qu’ils aient ou non consulté un médecin) à environ 204 000 cas, dont près de 13 000 cas lors de la semaine du 27 au 5 mars 2006. Le nombre de cas hebdomadaire diminue depuis la semaine du 5 au 12 février 2006. Cependant les données de ces deux dernières semaines n’étant pas encore consolidée, cette évolution doit être confirmée d’autant plus que des évènements inopinés tels que la dépression tropicale Diwa, qui affecte l’île depuis le 3 mars, peuvent contribuer à modifier l’écologie du moustique vecteur de la maladie. La transmission est très active dans tous les arrondissements depuis la recrudescence de décembre 2005, elle a été particulièrement intense dans l’est et le sud-ouest de l’île et elle s’étend désormais à l’ouest. Décès Depuis janvier 2006, 125 certificats de décès dans lesquels le Chikungunya est mentionné ont été recensés. Situation à Mayotte Entre le 9 janvier et le 10 mars 2006, 2833 cas suspects d’infection aigue à Chikungunya ont été rapportés à Mayotte, dont 179 au cours de la semaine du 6 au 12 mars 2006. La plupart des cas sont identifiés dans le Grand Mamoudzou, Petite Terre et la côte nord de l’île. Les mesures de lutte antivectorielle ont été renforcées depuis le début de l’année. Situation Internationale Le virus a circulé dans la région sud-ouest de l’Océan Indien au début de l’année 2005, avec en particulier des foyers épidémiques identifiés aux Comores, à Maurice, aux Seychelles, à La Réunion et à Mayotte. Au décours de l’installation de l’hiver austral et jusque la fin de l’année 2005, les Comores, l’île Maurice, les Seychelles et Mayotte n’avaient pas identifié de cas ou alors quelques cas isolés. D epuis début janvier 2006, il existe à nouveau une circulation du virus Chikungunya dans la région. -
Aux Seychelles : A la date du 1 er mars 2006, environ 4650 cas ont été déclarés depuis le début de l’année (source OMS). -
Aux Comores : A la date du 10 mars 2006 , aucun cas n’a été signalé, depuis le début de l’année (source non confirmée). -
A Madagascar : 2 cas de Chikungunya, confirmés biologiquement, à Toamasina (côte Est de l’île) ont été notifiés durant la semaine du 6 au 12 mars 2006. -
A Maurice : A la date du 1 er mars 2006, 2553 cas ont été notifiés, dont 1173 cas confirmés biologiquement (source OMS). -
En Inde : Entre le 1 er décembre 2005 et le 17 février 2006, 5 671 cas d’arthralgies fébriles ont été rapportés dans dans l’Andhra Pradesh, état de l’est de l’Union indienne. 139 de ces cas sont confirmé biologiquement comme étant une infection à Chikungunya. Dans l’état voisin d’Orissa, 4 904 cas de fièvre avec myalgies et céphalées ont été notifiés entre le 27 février et le 5 mars. Les résultats des examens complémentaires sont en attente. L’inde est un pays où la circulation du virus Chikungunya est connue. |