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Cinq pays africains risquent d'obtenir avec du retard l'allègement immédiat de leur dette promis par le groupe des huit pays les plus riches du monde (G-8) à 18 pays pauvres, pour la plupart africains, lors de leur sommet en Ecosse en juillet dernier, a-t-on appris lundi de bonne source. Ce risque tient au fait que le Fonds monétaire international ( FMI) soutient que l'Ethiopie, Madagascar, la Mauritanie, le Rwanda et le Sénégal, ainsi que le Nicaragua (un pays d'Amérique Centrale) , ne sont pas "sur la bonne voie" en ce qui concerne les programmes économiques du FMI, malgré l'évaluation économique favorable dont ils ont fait l'objet de la part du Fonds lui-même, ont indiqué des militants de l'annulation de la dette. En juillet 2005, les dirigeants du G-8 ont promis une annulation immédiate de la dette pour 18 pays s'élevant à 40 milliards de dollars. Les pays africains devant en bénéficier sont le Bénin, le Burkina Faso, l'Ethiopie, le Ghana, Madagascar, le Mali et le Mozambique, la Mauritanie, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l'Ouganda et la Zambie. Mais les militants de l'annulation de la dette ont accusé le FMI "de faire désormais marche arrière" sur cet engagement, en soulignant que le plan du Fonds publié ce mois-ci introduit "un test économique final" même si ces pays se sont déjà conformés pendant des décennies à des conditions onéreuses pour l'annulation de cette dette. |