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Une séance de travail de la Commission nationale électorale (Cnec) a tourné à la foire d'empoigne hier dans les locaux de la Cour constitutionnelle, à Moroni. Le secrétaire de la Commission a même quitté la salle de réunion. A l'origine de ces heurts, une mésentente sur une proposition du gouvernement de Ngazidja de mettre une salle de travail à la disposition de la Commission. Il s'agit là d'une responsabilité de l'Union, mais celle-ci ne semble pas pressée à le faire. Ce premier couac dénote de l'exaspération de certains membres, qui ne supportent plus la lenteur du gouvernement à leur donner les moyens de travailler. Plus d'un mois après la formation de cet organe national chargé de la préparation et de l'organisation des prochaines élections présidentielles, ses membres continuent en effet de squatter la salle de conférence de la Cour constitutionnelle, à la Coulée de lave.
Un budget de 825 millions de fc
Une situation qui fait craindre un retard dans l'organisation du scrutin. D'autant plus que la commission attend toujours un signe du gouvernement pour réunir les fonds nécessaires à ces opérations électorales. Le secrétaire d'Etat à la Communication chargé des élections a confirmé hier que le budget prévu pour ce scrutin a été arrêté à 825 millions de francs comoriens, soit un peu plus de 1,6 millions d'euros. Cet argent doit provenir des partenaires des Comores, notamment de la France, qui a fait une promesse d'un million d'euros pour le financement de ce scrutin important. Mais la règle veut que ce soit le gouvernement, par la voie du ministère des Affaires étrangères, qui en fasse la demande, ce qu'il n'aurait pas fait, accusent certains membres de la Commission. Pour sa part, le gouvernement dément et affirme que le budget a été adopté en conseil des ministres, ainsi que le principe d'un courrier de convocation des partenaires.
KES |