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Interrogé par les journalistes sur ce qui était au menu de leur discussion, le ministre n'a pas voulu donner de précisions et a laissé entendre qu'ils ont évoqué des sujets d'intérêt mutuel et des questions relatives à la coopération entre les deux pays. Selon lui, cette délégation dépêchée par l'Elysée entre dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale. Les deux émissaires français, qui ont été reçus mardi 15 avril à 11 heures par le ministre de la Justice Mourad Saïd Ibrahim, ont refusé, de leur côté, tout commentaire devant la presse. La question de l'extradition de Mohamed Bacar vers les Comores était au centre de la discussion. Dans ce contexte, le garde des sceaux a précisé que du côté du gouvernement comorien, "le dossier qui demande l'extradition de Mohamed Bacar dans notre pays et qui démontre les exactions que Mohamed Bacar et ses acolytes ont commises, est déjà transmis aux autorités françaises et c'est à elles de l'envoyer à la justice française qui doit se prononcer au plus vite possible sur l'extradition". Rappelons que l'ex-chef rebelle d'Anjouan est toujours détenu dans le département français de La Réunion et que la justice comorienne a lancé un mandat d'arrêt international contre lui. "La France, pays des droits de l'Homme, doit appliquer les règles du droit international et doit reconnaître la souveraineté des Comores", soutient un citoyen comorien. Sur la question de Mayotte, le porte-parole et conseiller politique au ministère des Affaires extérieures Mohamed Nafion déclare que ce n'est pas la mission qu'ils attendent pour parler de Mayotte. Selon lui, le minimum acceptable serait une rencontre au niveau ministériel. "Toutefois, la France et les Comores continuent de travailler sur ce dossier pour trouver une solution qui soit satisfaisante pour les deux parties", poursuit- il. La délégation a également été reçue à 17 heures par le président de l'Union au palais présidentiel de Beit Salam, mais rien n'a été rendu public quant au contenu des discussions entre les deux parties. Elle a aussi rencontré le président de la Cour constitutionnelle Mouzawar Abdallah pour évoquer l'organisation, au plus vite et dans les meilleurs délais, de l'élection présidentielle dans l'île d'Anjouan. Selon une source proche de la Cour, la délégation a montré la détermination de la France pour que l'élection du président d'Anjouan se déroule dans la transparence et d'une manière démocratique. VM |