Le 8 juin dernier, le Président par intérim de l'île d'Anjouan avait saisi le Conseil Consitutionnel afin de faire annuler l'arrêté reportant la date des élections présidentielles à Anjouan. Cette annumlation aurait permis de valider les résultats d'un scrutin auquel seuls les partisans de l'ancien président Bacar avaient participé.
Ce report avait été motivé par les nombreuses échaufourées qui avaient opposé la gendarmerie anjouanaise, proche de l'ancien président Bacar, au pouvoir fédéral. La Conr Constitutionnelle a rappelé que "ce report avait été motivé par une situation manifestement insusceptible de garantir la sécurité dans l'île et la sincérité du scrutin".
Cette décision avait reçu l'aval de la communauté internationale et des observateurs de l'Union Africaine (UA) qui avaient alors quitté l'île afin de bien montrer l'illégalité du scrutin qui avait été maintenu par les instances locales.