Selon la Convention pour le renouveau des Comores (CRC), le parti de l'ancien président Azali Assoumani, "le gouvernement doit revoir sa copie" concernant le projet de loi sur la citoyenneté économique .
"Ce projet de loi apparemment ne présente aucune différence fondamentale avec celle soumise a l'assemblée lors de la précédente session, laquelle a décidé de la rejeter avec le soutien de la majorité des partis politiques, de la société civile, des opérateurs et de la population comorienne, pour incongruité et non conformité à l'éthique et à la moralité de notre société", estime dans un communiqué le parti du prédécesseur de Sambi à la tête du pays, Azali Assoumani (1999-2006).
"Ce projet de loi, une fois votée, permettra à Sambi et son Gouvernement d'engranger des sommes faramineuses pour lesquelles aucune stratégie d'utilisation rationnelle et objective n'est dévoilée ; pire encore elles permettront à Sambi de raffermir ses intentions de s'éterniser au pouvoir dans le seul but de servir les intérêts religieux et stratégiques d'une puissance étrangère, bien sûr en modifiant la Constitution", croit savoir la CRC, qui dénonce "l'ingérence flagrante et inadmissible des responsables de CGH (Comores Gulf Holding)".
Cette réaction intervient alors qu'une mission de députés comoriens a rendu la semaine dernière un rapport favorable à ce projet défendu par le président Sambi. L'un des responsables de cette mission, Ibrahim Mohamed Sidi, est membre de la CRC.