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Dans un premier temps, selon M. Zakoine, le CNREA va mettre à la disposition des paysans des semences à faible coût. "Nous pensons qu’à 0,20 euro le kilo de semence, l’objectif devrait être atteint. Cela permet au grossiste d’avoir un produit fini à 0,30 euro le kilo". Le riz, nourriture de base des Comoriens est importé à hauteur de 40 à 50.000 tonnes par an. Pour M. Zakoine, "ce sont des devises qui s’en vont. Il faut limiter cela". Les études menées dans l’île, a expliqué le jeune technicien, ont abouti à une division de la Grande-Comore en trois zones, suivant le climat. "Ceci est important car nous allons faire du riz pluvial ; l’île ne dispose pas de rivière pour un système irrigué comme à Mohéli où une société sino-comorienne travaille depuis l’année dernière", a-t- il expliqué. Dans un second temps, a indiqué le responsable du CNREA, le centre se propose de fournir gratuitement aux paysans des semences pour un rendement minimum de 4 tonnes à l’hectare. "La phase expérimentale qui a commencé en janvier de cette année s’est avérée concluante. Nous allons fêter nos premières récoltes, demain jeudi", a-t-il annoncé, ajoutant : "les choses s’annoncent bien". L'animateur du CNREA a plaidé à ce propos pour un soutien aux actions de la structure de recherche. "Nous sommes convaincus que l'appui du gouvernement ne va pas tarder dès qu'il aura constaté des avancées. L’ambassade de Chine à Moroni pourrait nous appuyer également mais nous devons donner des gages de sérieux et de la bonne foi de notre engagement", a déclaré le jeune président du CNREA. "Nous visons trois récoltes par an mais nous rêvons aussi à un système irrigué artificiel. C’est possible et nous l’essaierons", a enfin dit, un peu rêveur M. Zakoine. (Panapress) |