|
"Il y a risque d'une pollution énorme si le gazole se libère de lui-même et se répand sur des kilomètres de côte", a déclaré à l'AFP Mohamed Said Salim Dahalani, directeur des ports de la Grande Comore. "Nous allons tenter d'ouvrir une des citernes encore pleine et tenter de la vider à marée basse", a-t-il expliqué. "Il y a risque de pollution au vu de l'équipement dont nous disposons, mais ce risque est moindre par rapport à ce qui peut arriver si on laisse le gazole se libérer de lui-même", a ajouté cette source. Arrivé de Mombasa avec une cargaison de ciment le 9 février, le Taurus devait embarquer du carburant destiné aux troupes comoriennes concentrées sur l'île de Mohéli, en vue d'une intervention militaire contre le régime Bacar à Anjouan. Samedi, des ouvriers tentaient de percer la citerne censée être encore pleine, alors qu'un barrage flottant avait été installé autour du cargo depuis jeudi par le centre des opérations de secours, en collaboration avec l'armée comorienne. Les causes du naufrage du Taurus le 2 mars, qui n'a pas fait de victime, restaient tiujours controversées samedi. Pour le ministre des Finances de Grande Comore, Youssouf Said, "la guerre a commencé. Cet acte ne peut-être que criminel". Mais à la gendarmerie comorienne, le chef d'escadron Ali Djambaé, dont les hommes sont chargés de l'enquête, n'excluait pas un probable accident. (avec AFP)
|