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En marge de la visite de Thabo Mbeki à Maurice et de ses déclarations concernant la volonté de Mohamed Bacar d'organiser de nouvelles élections, le leader de l'opposition mauricienne, Paul Bérenger, a estimé avec insistance, mercredi 12 mars, pour qu'une dernière tentative de médiation soit menée en vue de régler la crise comorienne. "Nous avons évoqué deux dossiers importants -la crise comorienne et les élections au Zimbabwe", a déclaré M. Bérenger à l'issue d'une rencontre avec le président sud-africain. "Je prie pour qu'un chemin soit trouvé pour empêcher un affrontement armé le week-end prochain aux Comores", a dit le leader de l'opposition. |
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S’adressant à la presse à l’aéroport international Sir Seewoosagur Ramgoolam, dans le sud de l’île Maurice, M. Mbeki a révélé que le ministre sud-africain des Affaires étrangères a reçu une lettre dans laquelle le président autoproclamé d’Anjouan réclame des négociations pour préparer l’organisation de nouvelles élections en avril et les tenir en mai prochain. "Nous pensons que c’est une route à explorer car la dispute dans cette île tourne autour des élections", a déclaré le président sud-africain. "Il n’y a pas lieu de faire autre chose. Laissons-les avoir ces élections et laissons les Anjouanais choisir leurs leaders", a-t-il ajouté. Depuis le début de la crise, l'Afrique du Sud s'oppose à une opération militaire. C'est d'ailleurs Pretoria qui fut à l'initiative de la dernière mission internationale de médiation qui s'est rendue à Anjouan fin février –sans succès. Une position proche de celle de la France qui a considérablement refroidi les relations entre l'Union des Comores et l'Afrique du Sud. Le clash entre le président Sambi et la ministre sud-africaine des Affaires étrangères a détérioré définitivement les relations entre les deux exécutifs, de même que le soutien public de Sambi au projet des Etats-Unis d'Afrique de Khadafi, rapporte Kashkazi dans son édition du mois de mars (n°70). La prise de position de Thabo Mbeki s'inscrit dans ce contexte tendu, alors que Pretoria semble jouer le jeu de la France depuis le début de la crise anjouanaise. Paris a cependant réagi jeudi 14 mars aux déclarations de Mbeki. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a indiqué que "le colonel Bacar avait opposé une fin de non-recevoir à l'ultime mission de médiation de l'Union africaine, le 27 février. S'il est prêt aujourd'hui, comme il l'affirme, à organiser des élections, il doit le manifester en autorisant l'installation pacifique dans le port et à l'aéroport d'Anjouan des troupes internationales dont la mission est le rétablissement de la légalité." Il est à noter toutefois que la position de Mbeki ne devrait pas changer la donne, la présidence de l'Union africaine étant actuellement dirigée par le président tanzanien. Mercredi soir, l'ORTC (radio nationale) a indiqué que Sambi refusait tout nouveau dialogue avec Bacar. VM Lire à ce sujet l'article dans Kashkazi n°70 (mars 2008) : "Ndzuani, un pion démesuré sur l'échiquier géopolitique", selon lequel "les multiples rebondissements diplomatiques que connaît la crise anjouanaise sont à la mesure du jeu auquel se livrent la noria d'acteurs officiels et invisibles impliqués dans le dossier comorien". www.kashkazi.com |