La décision des Comores de lever l’interdiction faite aux agences de voyage de transporter les Comoriens refoulés de l’île de Mayotte vers les trois autres îles de l’archipel, suscite une vive polémique à Moroni, la capitale comorienne.
Cette décision avait été prise à suite d’une visite aux Comores d’une mission de conjointe de la présidence et ministère français des Affaires étrangères (voir articles précédents ci-contre). "En acceptant que des Comoriens puissent être expulsés de Mayotte en tant que clandestins, Sambi (le président des Comores) et les siens valident l’appartenance de Mayotte à la France" a déclaré M. Idriss Mohamed, porte-parole du comité Maoré, une organisation de la société civile qui se bat pour la réintégration de l’île de Mayotte dans l’ensemble comorien. Le même responsable propose de poursuivre en justice le président Ahmed Abdallah Sambi pour "haute trahison". "Sambi a violé son serment sur le Coran de défendre l’intégrité territoriale du pays et devrait donc être poursuivi pour haute trahison nationale" estime M. Mohamed.
Ces derniers jours, les rafles ont repris de plus belle à mayotte, après plus d'un mois d'interruption. Mardi 6 mai au matin, une centaine de personnes se trouvaient au centre de rétention administrative –jugé "indigne de la République" dans un récent rapport de la CNDS-, dont une vingtaine de mineurs.