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    Malango Actualité COMORES Comores: Validation du plan d'action de l'auto-évaluation des capacités nationales à renforcer pour la gestion de l'environnement national et mondial

     

    COMORES    

    Comores: Validation du plan d'action de l'auto-évaluation des capacités nationales à renforcer pour la gestion de l'environnement national et mondial

    Mercredi 26 Mars 2008- 15:58:30  - 
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    C’est le samedi 22 mars 2008 que s’est tenu dans la salle de conférences de l’Université des Comores à Moroni, l’atelier de validation du plan d’action de l’auto-évaluation des capacités nationales pour la mise en ouvre des conventions issues du Sommet de Rio.
     

    Des représentants des différents ministères et de la société civile avaient pris part à la rencontre. Le coordinateur/ Expert national du projet M. Aboulhouda Youssouf a présenté à l’assistance les grandes lignes du plan d’action après avoir dans un premier temps brossé un tableau du processus qui a abouti à ce résultat.

    Il a précisé que l’Union des Comores a bénéficié d’un appui financier et technique du Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour évaluer ses besoins en développement des capacités pour élaborer et mettre en œuvre les trois conventions post-Rio relatives à la conservation de la diversité biologique, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques, en conformité avec ses engagements en vertu de leurs ratifications respectivement en 1994 pour la Convention sur le Diversité Biologique et les changements climatiques et en 1998 pour la convention pour la lutte contre la désertification.

    Il a noté que le pays a pris des mesures sur tous les plans en vue de relever la problématique de la dégradation des ressources naturelles et assurer une meilleure gestion de l’environnement. Mais que ces mesures n’ont pas été suffisantes pour stopper la dégradation de l’environnement. Ainsi donc l’exercice qui a été réalisé, selon une démarche participative, a permis, après avoir énoncé les capacités requises pour exercer une fonction donnée et reconnu les lacunes et les contraintes au développement de ces capacités, d’identifier les capacités à renforcer à tous les niveaux (systémique, institutionnel et individuel) pour chaque fonction clé des obligations de chaque convention qui ont été jugées prioritaires.

    Le plan d’action élaboré vise à évaluer les capacités existantes ou à renforcer pour la gestion de l’environnement. L’objectif est d’aboutir à un programme d’actions de renforcement des capacités qui doit obtenir l’engagement des autorités nationales et locales, des ONG et des secteurs privés.

    L’analyse des lacunes et des contraintes a permis d’établir le diagnostic suivant :

    Niveau systémique : (i) Le cadre politique (la Politique Nationale de l’Environnement, le Plan d’Action Environnemental, la stratégie et plan d’action) n’a jamais été révisé pour prendre en compte l’évolution des besoins. Les politiques sectorielles des autres institutions concernées par la gestion durable de l’environnement (agriculture, pêche, tourisme, transport, éducation - recherche, finances, santé) n’intègrent pas suffisamment la dimension environnementale ; (ii) le cadre juridique et réglementaire est incomplet et ne répond pas à l’ensemble des préoccupations actuelles en vue de constituer un cadre habilitant de mise en œuvre des conventions ratifiées par le pays, les textes d’application de la loi cadre relative à l’environnement ne sont pas tous promulgués. (iii) le cadre économique n’a jamais pu relever le défi de promouvoir des solutions aux problèmes de survie au quotidien des communautés de base en vue de contribuer à la lutte contre la pauvreté; ce qui accentue la pression sur les milieux naturels (déforestation, extractions de sable, pêche illicite; (iv) le cadre consultatif, de concertation et participatif est inexistant (absence d’un organe de haut niveau pour assurer la coordination et la concertation intersectorielles et avec la population).

    Niveau institutionnel :

    • les institutions en charge de l’Environnement ne remplissent pas un mandat clair qui réponde aux priorités nationales telles que définies dans la Politique Nationale de l’Environnement (PNE). Tout comme le reste de la fonction publique, elles ne sont pas efficaces ni efficientes dans leur fonctionnement interne.
    • La programmation scientifique des institutions de recherche nationale ne définit aucune priorité en matière de connaissances à acquérir.
    • Les ressources propres sont nettement insuffisantes pour assurer la maîtrise nationale des décisions en matière d’environnement. (iv) Le système d’information environnemental reste très incomplet, comporte des informations non actualisées et manque de données fiables pour assurer une gestion durable des activités d’exploitation des ressources naturelles.

    Niveau individuel :

    • les autorités politiques, peu informées et peu sensibilisées sur les enjeux environnementaux, ne sont pas en mesure d’accompagner les initiatives en cours et de les défendre.
    • l’absence des spécialistes dans de nombreux domaines essentiels à la gestion durable de l’environnement (biologistes, environnementalistes, agronomes, forestiers, ingénieurs halieutiques, juristes, taxonomistes…),
    • les opportunités pour le développement des compétences et spécialisations sont très limitées.

    A partir de ce diagnostic, les besoins en capacités à renforcer ont été identifiés ainsi que les actions à mener pour parvenir à la gestion durable de l’environnement de manière plus efficace et efficiente notamment en ce qui concerne la mise en œuvre des trois conventions post-Rio relatives à la conservation de la diversité biologique, à la lutte contre la désertification et aux changements climatiques.

    Cela devrait permettre aux uns et aux autres d’adhérer à « la vision qui guide la conception du programme de développement des capacités qui est que le pays soit en mesure de concevoir et mettre en œuvre de manière autonome des initiatives de gestion de l’environnement dans une perspective de durabilité écologique, économique et sociale, assumant ainsi ses responsabilités envers sa population en respectant ses engagements envers le reste du monde ».

    Dans tous les cas de figure, le projet aura permis de « sensibiliser et d’impliquer toutes les parties concernées (institutions, décideurs et autres intervenants) dans l’identification et la validation des capacités à renforcer pour assurer la gestion durable de l’environnement. Le processus a mobilisé tous les acteurs impliqués dans la gestion de l’environnement dans une réflexion visant à comprendre les causes sous-jacentes expliquant l’état actuel des capacités nationales et concevoir le chemin pour les développer pour être en mesure de répondre aux priorités environnementales mondiales et nationales ».

    Les responsables du projet souhaitent que « La démarche d’auto-évaluation poursuivie pour concevoir une vision cohérente des capacités prioritaires à développer aux niveaux individuel, institutionnel et systémique, dans une perspective d’avenir et d’autonomie, constitue en soi une pierre fondamentale dans la construction du pays, et pourra servir de modèle pour les autres secteurs. En se basant sur les acquis ainsi développés, cette expérience se prolonge effectivement dans des exercices parallèles au sein d’autres institutions nationales. »

    Il est en effet primordial que toutes les structures du pays puisse faire leur, cette démarche, qui permet de toucher du doigt là où le bât blesse pour essayer d’apporter les remèdes correspondant. Une rencontre avec les décideurs est prévue cette semaine pour les sensibiliser sur la question et voir dans quelle mesure ils pourraient apporter leur soutien dans la recherche de financements au plan d’action. « Tsanga nge wutsagiwa » nous dit un adage comorien. On peut espérer que l’appel sera entendu.

    (Médiaterre)

    Article consulté 176 fois
    © Mediaterre 2008 - Reproduction soumise à autorisation

    Source : Mediaterre
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    Vos commentaires sur ce sujet

    bacar : c'est rigolo voir mon pays sombré sur les problèmes.j'ai pensé qu'àprès liberation d'anjouan,malgré les souffrances dont connaissaient la population anjounaise,le gouvernement va prendre conscience,or c'est tout à fait le contraire.le gouvernement de transition nommé à anjouan comporte juste les amis de ceux qui ont le pouvoir de l'union.c'est malheureux quand on fait des analyse sur la situation politique de comores,on dirait toujours que la politique de sauve qui peut prenne d'une extension importante.nous jeunes cadres avec des dipôlmes d'ingénieurs agronomes ou autres sommes nous toujours trainés dans les rues une fois que nos places sont là.je me demande si le president sambi a vraiment la vonlonté de développer notre pay?déjà 2 ans de pouvoir,aucun recrutemnt dans un minstère,c'est malheureux si comme on a voulu dévelloper les comores.anjouan est connu enormement des problèmes,,donc mettre en place de nouvelles structuires adminitratives nécessiste de sang neuf mais pas de sang contaminés.en nous la concsience tranquille et voir la gestion des affaires admnitratives d'anjouan

    SOULE : Les comoriens doivent écarter leur folie de grandeur et leur complexe ainsi que la gourmandise et penser aux interets du pays,car cette situation precaire ne doit pas durer trés longtemps. ils faut donner la chance à tout citoyen comorien de se débarasser de la précarité et éviter la maltraitance que certains de nos concitoyens sont entrain de subir à mayotte

    SOULE : effectivement vous avez parfaitement raison echa DJAFFAR les comoriens ont deux problemes, ils aiment prendre des responsabilités or qu'ils n'ont pas le niveau ni le courage d'assumer leurs responsabilités.je trouve odieux et ignoble de voir les comores independant depuis 1975, les seychelles qui demandaient de l'aide à cet époques qui ont avancés et les comoriens continuent toujours d'aller droit au mur

    DJAFFAR Echa : suite car même mot oublié: A quoi bon de faire les études piusque au 21 ème siècle MOINA HATROU est toujours en vogue même s'ils sont illétrés se sont eux qui détiennent les poste de commande.
    Qu'est-ce qu'ils dirrigent mal notre pays! Comment peut on se permettre de conduire un bateau alors qu'on ne sait pas lire une carte ni tenir une bousole ? Tant qu'on refuse la réalité on avancera pas.

    D'après la tchatcheuse.

    DJAFFAR Echa : suite: On est entrain de bacler les études des jeunes générations alors qu'ils ont passé des années de souffrance à étudier pour se voir refuser leurs efforts vers la fin.

    A quoi bon de faire les études puisque> au 21 ème siècle est toujours en vogue, même s'ils sont illétrés se sont eux qui détiennent les postes de commande.

    Qu'est-ce qu'ils dirrigent mal notre pays !

    Comment peut on se permettre de conduire un bateau alors qu'on ne sait pas lire une carte, ni tenir une bousole? Tant qu'on refuse la réalité on avancera pas.

    D'après la tchatcheuse.

    DJAFFAR Echa : LES VIEUX COMORIENS MALGRE LEUR ILLETRISME ONT SU ASSUMER LEUR RESPONSABILITES EN ENCADRANT LEURS ENFANTS JUSQU A LA FIN DE LEURS ETUDES (UNIVERSITAIRES):

    Les comores détiennent ses ingénieurs dans tous les secteurs, seulement les étudiants comoriens sont découragés par le système aux Comores.
    Souvent on attribue aux nouveaux arrivants des postes qui ne font pas appel aux études entamés. On a tendance à négliger les connaissances et les expériences acquises durant de longues années.

    Souvent on entend parler de médecin qui devient ministre de l'agriculture, alors que ses connaissances font appel à l'anatomie du corps humain (biologie) et le dernier conserne l'étude des plantes (Ecologie) ou l'étude des sols (Géologie).
    Entendons nous bien que le boulanger son rôle c'est la fabrication du pain, le mécanicien doit réparer les voitures, le dentiste lui s'occupe des dents et des gencives.

    L'Ingénieur agronome doit savoir s'y prendre pour garantir l'autosuffisance agricole aux Comores et dégager en même temps des excédents
    alimantaires pour l'exportation, sachant qu'aujourd'hui le commerce équitable permet aux pays pauvres de prendre part au commerce international. (Vente de la vanille uniquement).
    L'ingénieur agronome est sensé connaître tous les organismes compétents relevant de son secteur afin de garentir le financement de ses projets, ne pas faire appel à l'Etat comorien alors que les caisses sont vides.

    De même l'urbaniste en aménageant son territoire, quand il trace des routes, il doit tenir compte des zones côtières (Dégats climatiques), déterminer les terrains constructibles, les zones en friche etc... Des organismes relevant de son secteur peuvent lui donner un coup de main, ils sont là pour ça.

    Souvent les postes clès sont dirrigés par des illétrés. On refuse de l'admettre pourtant c'est la réalité. Le vrai dirrigeant dans un poste, c'est cellui qui maitrise les connaissances du domaine en question.

    On est entrain de bacler les études des jeunes générations alors qu'ils ont passé des années de souffrance à etudier, pour se voir refuser leurs efforts vers la fin . A quoi bon de faire les études puisque au 21 eme siècle est toujours en vogue, même s'ils sont illétrés se sont eux qui détiennent les postes de commande.
    Qu'est-ce qu'ils dirrigent mal notre pays !

    Comment peut on se permettre de conduire un bateau alors qu'on ne sait pas lire une carte, ni tenir une bousole? Tant qu'on refuse la réalité on avancera pas.

    D'après la Tchatcheuse.

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