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C'est une véritable alerte que vient de lancer le Synamec. Le Syndicat national des médecins comoriens, qui a convoqué la presse mercredi à l'hôpital El-Maarouf, dénonce ce qu'il considère comme une "pratique illégale de la médecine". Le syndicat qui brandit la loi du 24 juin 1995 sur le "Code de la Santé publique, de l'Action sociale et de l'Ethique médicale" pour étayer son accusation, affirme avoir recensé 6 médecins exerçant en toute liberté alors qu'il ne disposent pas d'une autorisation en bonne et due forme. Selon le responsable du syndicat, le Dr Djabir, "la loi prévoit que pour exercer aux Comores, les originaires du pays doivent justifier d'un diplôme reconnu et figurer au tableau du Conseil national de l'ordre des médecins". Pour les ressortissants étrangers, la procédure est complétée par une demande d'exercer auprès du ministère de la Santé et qui doit recevoir l'avis du Conseil de l'ordre.
La justice ne s'est pas manifestée
C'est donc en vertu de ces dispositions que le Synamec a saisi la justice d'une plainte contre 6 médecins étrangers installés dans l'île. Un mois après la plainte, la justice ne s'est pas manifestée, note le syndicat qui s'est alors tourné vers la presse "pour toucher directement l'opinion" explique son responsable qui n'exclut pas des complicités susceptibles d'entraver le cours normal de la procédure judiciaire engagée. "Le phénomène n'est pas constaté à Ndzuani et à Mwali, mais seulement à Ngazidja" précise le Dr Djabir. Ce détournement de la loi sur la Santé publique ne concernerait que des praticiens étrangers parmi lesquels des ressortissants chinois, en poste dans un centre de santé à Mbéni, au nord-ouest de Ngazidja.
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