|
"Des mesures préventives ont été prises mais malheureusement les cyclones ont été d'une telle intensité que nos moyens se trouvaient limités, raison pour laquelle après avoir épuisé nos forces, nous avons demandé l'aide des pays amis et des organismes internationaux", a déclaré vendredi soir à l'AFP Marcel Ranjeva, ministre malgache des Affaires étrangères. "Si aucune mesure n'est prise, la situation s'aggravera, notamment dans le domaine de la santé", a-t-il averti. Parmi les 29 morts, 19 sont décédés dans la région d'Alaotra Mangoro (150 km au nord-est de Antananarivo), indique un communiqué du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC). Au total, 69.315 sinistrés ont jusqu'ici été recensés dans l'île, dont près de 20.000 dans la seule capitale Antananarivo et ses alentours, selon le BNGRC. "On compte des sinistrés dans 12 régions de Madagascar (sur 22)", a précisé à l'AFP Dia Stivanley, chargée de communication du BNGRC. Selon un bilan provisoire, 17.880 hectares de rizière ont été inondés, dont "15.000 hectares dans la région d'Alaotra Mangoro où est produit 30% du riz à Madagascar", selon le communiqué du BNRGC. Le travail des services d'urgence, coordonné par le BNGRC, est rendu difficile par la rupture des communications téléphoniques et routières dans certaines régions. Le cyclone Ivan, classé dans la catégorie 3 sur l'échelle de mesure des ouragans (échelle Saffir-Simpson), avec des rafales de vent de 230 km/heure, a d'abord touché la petite île touristique malgache de Sainte-Marie, puis une grande partie de l'est de Madagascar le 17 février. Fame, le dernier cyclone ayant frappé Madagascar, le 27 janvier, avait fait 13 morts, 2.792 sans-abri et plus de 11.600 sinistrés. Fame était le premier cyclone à faire des dégâts dans la Grande Ile depuis le début de la saison cyclonique, il y a deux mois. En mars 2007, le cyclone Indlala avait fait 150 morts et 30 disparus dans cette île pauvre de l'océan Indien. (AFP)
|