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Une requête à cet effet, signée des représentants de quelque 40 pays affiliés au réseau, a été adressée au président mauricien Sir Anerood Jugnauth à l’issue d’une conférence organisée la semaine dernière en Inde. La Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants, signée en mai 2001, vise à interdire l’utilisation de certains polluants. Selon une copie de la lettre publiée lundi à Port Louis, les signataires relèvent que le projet qui consiste à brûler 300.000 tonnes de déchets en vue de produire de l’électricité » est une menace toxique non seulement pour les habitants du village mais aussi pour toute la population. Il constitue également une menace à l’environnement, à l’économie locale et au développement de l’énergie renouvelable, ajoute le document. Les auteurs de la requête déclarent par ailleurs que "l’usine aura des effets graves sur l’environnement fragile de l’ile avec la diffusion de dioxines dans l’air, le sol et l’eau ». La pétition ajoute que l’usine ne disposera pas d’installation sûre pour traiter la cendre générée par les produits dérivés hautement dangereux. Les pétitionnaires invitent par conséquent le gouvernement mauricien en sa qualité de signataires de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistantes (POPs), à adopter des solutions socialement justes et tenant compte de l’environnement. La Plateforme mauricienne contre la pollution a quant elle contesté l’autorisation de l’Evaluation d’impact sur l’environnement (EIA) qui a été accordée l’année dernière à la société Gamma-Covanta Limited pour construire l’usine d’ incinération d’un coût de 200 millions de dollars.
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