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Toujours pour des affaires d’escroquerie où elle use et abuse de son charme, de faux-semblant et d’un incroyable bagout. En avril 1999, la reine de l’imposture se lance dans le mannequinat en créant l’agence “Top Girl” à Saint-Pierre. Une vitrine inconnue au registre du commerce.
Le parquet de Saint-Pierre épingle alors Soumaïla pour travail dissimulé. Mais l’agence renaît de ses cendres sous l’enseigne “Top des Îles”. Siti, alias “Madame Salim”, recrute par petites annonces et par affichettes placardées dans un établissement scolaire. Franc succès. Les mannequins en herbe se présentent par dizaines moyennant un droit d’entrée de 500 francs en espèces. Les répétitions se déroulent au domicile de l’escroc. Soumaïla leur fait miroiter une tournée en Martinique, à Maurice, à Madagascar et aussi dans la capitale par la grâce d’une certaine Aïcha, son soi-disant contact à Paris. Les familles avancent plusieurs milliers de francs pour les frais de voyage.
Certaines déboursent jusqu’à 12 800 francs. À son procès, Siti Soumaïla plaide la bonne foi. Elle a effectivement pris des réservations mais pour mieux les annuler. Entre avril 1999 et janvier 2000, le préjudice s’élèvera à 217 000 francs pour trente-deux victimes. Et Soumaïla sera condamnée à deux ans de prison dont dix-huit mois avec sursis.
(Le Journal de l’île de la Réunion)
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