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ICRA avait écrit au printemps au président bolivien Evo Morales pour lui demander de faire pression sur les autorités brésiliennes. Le parlement Bolivien vient à son tour d'exorter son gouvernement de demander l'abandon de ce projet aux autorités brésiliennes. La Chambre des Députés vient de s'opposer à la construction de deux barrages hydroélectriques sur le Rio Madera à la frontière avec la Bolivie, en raison des risques de pollution de l'environnement et de l'immersion d'une partie de la région amazonienne du pays. De plus, elle demande au pouvoir exécutif d'éviter par tous les moyens le lancement par le Brésil de ce projet.
Les projets San Antonio, situé à 190 km de la frontière avec le département du Pando et à 84 km de Pando, font partie du programme d'accélération de la croissance, pour lequel le Brésil investira d'ici 2010, quelques 250.000 millions de dollards dans la construction de différentes infrastructures énergétiques, dont les 2 barrages.
La décision des législateurs boliviens fut prise à l'unanimité lors de la 88ème session de la Chambre des Députés.
La députée de Podemos Sandra Yanez a demandé que soit réalisé, avant la création des barrages du Brésil, un appel d'offre international pour éviter les problèmes ultérieurs avec le Gouvernement bolivien.
Commission du Rio Madera.
Le parlement bolivien demande aussi au Gouvernement la création d'une commission nationale du Rio Madera avec la participation des gouvernements départementaux impliqués, spécialement Pando et Beni, de l'Entreprise Nationale d'Electricité, du Ministère des Hydrocarbures et de l'Energie. Son but sera de prendre connaissance de toute la documentation disponible pour mener les actions futures sur ce thème.
Elle suggère aussi de réaliser le plus rapidement possible une représentation devant le gouvernement du Brésil et devant les instances internationales compétentes pour obtenir la suspension du processus d'adjudication du projet de San Antonio qui, une fois adjugé par le Brésil, sera beaucoup plus difficile à négocier.
Elle demande également de promouvoir l'organisation d'un forum international pour analyser les impacts environnementaux et sociaux des projets hydrauliques mentionnés.
La construction des barrages provoquerait des inondations dans le département du Pando, portant préjudices aux populations et à l'environnement. De plus elle entraînera la migration des populations de la zone. On calcule que les travaux projetés par le Brésil provoqueront une immersion de 530 km² de terre en pleine Amazonie.
Le dossier complet de la campagne Madera
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