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"Décidément il ne passe un jour sans qu'une embarcation de pêche n'arrive sur une plage de Mwali avec une cargaison de rescapés des geôles de Mohamed Bacar", écrit la Fondation comorienne des droits de l'homme (FCDH), qui a fait circuler récemment la photographie d'un homme aux membres inférieurs boursouflés par les coups. "Samedi 1er mars : 3 originaires de Domoni dont 1 évacué sur El-Maarouf suite à de nombreuses blessures aux jambes et pieds conséquentes des tortures subies", énumère le communiqué. "Dimanche 2 mars : 2 originaires de Domoni dont 1 évacué à El-Maarouf avec fractures sur les 2 jambes et les 2 bras conséquentes des tortures subies dans les camps de concentration de Bacar. Lundi 3 mars : 3 originaires de Barakani, le village du sanguinaire. 2 sont évacués à El-Maarouf dont un sur une civière et dans un état très préoccupant selon des sources médicales." Si la FCDH s'est parfois illustrée en diffusant des informations non vérifiées et si l'on ne peut en aucun cas parler de "camp de concentration" à Anjouan, il est vrai que plusieurs blessés dans un état grave ont été évacués d'Anjouan via Mohéli, suite à leur arrestation par les forces de Mohamed Bacar. Nous avons été informés de source sûre de l'hospitalisation à Fomboni, d'un homme incapable de parler à la suite des coups reçus durant sa détention. La Gazette des Comores publie également la photographie d'Attoumani Mohamed, un professeur d'éducation physique, admis dimanche à l'hôpital El-Maarouf avec de multiples blessures : les deux bras et une jambe fracturés, il porte également dans le dos des traces de coup. Il raconte que durant ses six jours de détention, des hommes cagoulés venaient régulièrement le frapper. Arrêté pour avoir affiché ses opinions politiques, cet homme d'une quarantaine d'années a fini par être libéré et hospitalisé après que son père ait soudoyé la gendarmerie, rapporte La Gazette. Il s'est ensuite enfui en kwassa kwassa via Mohéli. VM
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