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"Le calendrier, le chronogramme et le budget des scrutins arrêtés sont d’ores et déjà transmis au gouvernement et à la Cour constitutionnelle", a-t-il indiqué, d'après ses propos rapportés par le journal Al-Watwan dans son édition de mardi. Il a souligné que la CENI procède actuellement à une évaluation des besoins pour l’organisation du scrutin "dans les meilleurs délais et dans les meilleures conditions en attendant la réaction des différentes parties" à ces propositions. Le scrutin devrait nécessiter près de 487.805 euros (soit 240 millions de francs comoriens). D’après le président de la CENI, ce sera le projet Appui au processus électoral aux Comores (APEC) qui supportera, pour une grande partie, le financement de l’élection, comme c'était le cas à Mohéli et Ngazidja l’année dernière. La sécurisation de l’élection devrait être, quant à elle, assurée par la Mission d’assistance électorale et sécuritaire (MAES) de l’Union africaine aux Comores et les forces de l’ordre comoriennes qui, depuis le 25 mars dernier, contrôlent toute l’île d’Anjouan après le départ de Mohamed Bacar. L’annonce de cette élection par le président de la CENI a suscité un débat sur l’après-Bacar à Anjouan. "Certains ne veulent pas reconnaître que le pouvoir Bacar a été renversé par la force, qu’il n’y a pas de transition dans la continuité du séparatisme mais rupture d’avec le séparatisme", a confié Idriss Mohamed, un dirigeant du Front Démocratique.
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