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Je viens aujourd'hui à la Réunion dans des circonstances difficiles. Mais j'ai voulu marquer mon profond attachement à l'île et à ses habitants. J'ai voulu vous exprimer l'engagement du président de la République et de tout le gouvernement. A cet instant, c'est toute la nation qui est rassemblée à vos côtés, par le cœur et dans l'action. Dans l'épreuve, la France est auprès de chacun de ses enfants. Nous sommes ensemble. Et c'est parce qu'ensemble nous menons le combat que nous surmonterons les obstacles. "" C'est par ces mots que Dominique de Villepin a affirmé la solidarité de tout le pays avec l'île de la Réunion : ""Aujourd'hui la Réunion est frappée, et c'est toute la France avec vous qui est dans l'épreuve"". Dominique de Villepin a ensuite annoncé une série de mesures chiffrées afin de résoudre la crise du chikungunya. Poste par poste, il a détaillé les différentes enveloppes dégagées par le gouvernement. Rien n'a été oublié : de la prévention (22 millions d'euros) à la recherche sur la maladie (9 millions d'euros). Le secteur économique est également présent dans ce plan puisque 60 millions d'euros seront débloqués pour atténuer les effets catastrophiques de la crise sur l'économie locale. Le secteur de la santé se verra attribué 7 millions d'euros. Les plus démunis et les personnes à risque auront accès gratuitement aux répulsifs dont 300.00 doses seront expédiées de métropole, dès hier et jusqu'au 5 mars : ""Enfin, pour garantir à tous les Réunionnais un service médical permanent, nous avons mis en place un pont aérien depuis la métropole et acheminé en permanence 17 médecins et 20 infirmières dans tous les établissements de santé de l'île. L'Etat a organisé des échanges entre tous les membres de la communauté médicale, afin qu'ils partagent leurs questions et leur expertise. "" Les médicaments utilisés pour le chikungunya seront remboursés à 100%. Agir dans la durée pour prévenir Histoire de mettre également les élus locaux devant leurs responsabilités, D. de Villepin a regretté que les opérations de démoustication aient été abandonnées : ""La vérité, c'est que la victoire contre le paludisme à la Réunion nous a fait baisser la garde depuis 30 ans en matière de démoustication. Ce manque de vigilance est lourd de conséquences et j'entends y mettre fin"". Ces actions seront donc réactivées et devront s'inscrire dans la durée. La gestion des déchets, également mise en cause dans l'explosion de la maladie (les décharges à ciel ouvert sont particulièrement prisées par le moustique vecteur du chikungunya), devra être au cœur des préoccupations des élus dès à présent. Un million d'euros sera utilisé pour l'élimination de telles décharges et la construction d'incinérateurs appelés à les remplacer. Ces programmes, déjà prévus, devront être mis en action immédiatement. «Pour appuyer ces efforts, j'ai mis en place cette semaine, un comité scientifique permanent, présidé par le professeur Antoine FLAHAUT, présent à mes côtés. Ce comité, réuni chaque semaine autour de François GOULARD, est chargé de coordonner les travaux de tous les organismes publics de recherche autour de cinq objectifs : la prise en charge de la douleur, la recherche sur les médicaments possibles, la connaissance du virus et l'étude d'un vaccin, les moyens de lutter contre le moustique et enfin la préservation de l'environnement.» Enfin, le premier ministre a évoqué rapidement Mayotte : ""Sachez par ailleurs que je porte la même attention à la situation à Mayotte. Les mêmes efforts sont engagés. "" sans donner plus de détails sur les actions spécifiques à l'Ile au Lagon. La visite ministérielle s'achèvera aujourd'hui après une rencontre à la préfecture de Saint-Denis avec les acteurs économiques et les présidents des chambres consulaires. E.T. L’intégralité du discours de D. de Villepin est disponible sur le site du Canal : www.le-canal.com
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