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Les chambres consulaires impliquées |
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Les représentants des trois chambres consulaires de Mayotte (Chambre de commerce et d'industrie, Chambre de l'aquaculture, la pêche et l'agriculture, Chambre des métiers et de l'artisanat) devaient participer à ce quatrième round de négociations, à la demande de la préfecture. Serge Castel, président de la CCIM et Dominique Marrot, représentant de la Capam, devaient ainsi accompagner les élus et techniciens du Conseil général, avant que la réunion soit ajournée.
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Après des rencontres à Paris en juin, Moroni en juillet et
Dzaoudzi en septembre, les délégations française, comorienne et mahoraise du
Groupe de travail de haut niveau (GTHN) devaient se retrouver à Moroni mercredi
19 et jeudi 20 novembre – après un passage à Anjouan. Mais ce quatrième round
de négociations entamées à la demande des présidents Sarkozy et Sambi et qui
doit aboutir à un accord bilatéral en 2009 a été officiellement "reporté",
a-t-on appris lundi 17 novembre.
"Au vu du contexte actuel, nous avons préféré reporter
de quelques jours ce rendez-vous, conjointement avec les autorités
comoriennes", indiquait-on mardi 18 novembre à la préfecture de Mayotte.
"Il ne s'agit pas de la fin du GTHN", ajoutait le secrétaire général
de la préfecture, M. du Payrat. "Nous sommes toujours demandeurs d'un
dialogue avec Moroni en vue d'une coopération entre nos deux pays. On espère
que le GTHN se réunira la semaine prochaine".
Les raisons de ce report sont, selon la préfecture, liées
"à la conjoncture actuelle" et au climat tendu entre les deux pays.
Entre autres événements qui ont poussé les autorités françaises à demander un
ajournement : la manifestation contre la départementalisation de Mayotte de
plusieurs centaines de Comoriens le 12 novembre à Moroni, les multiples textes et résolutions publiés par les
autorités comoriennes pour dénoncer le projet de consultation des Mahorais en
2009, et la suspension durant dix jours par les autorités anjouanaises des reconduites à la frontière depuis Mayotte.
"Ce n'est pas un contexte idéal pour avoir des
discussions franches, saines et apaisées", a reconnu M. du Payrat, avant
d'affirmer "qu'il ne faut pas surinterpréter des problèmes conjoncturels.
Les relations franco-comoriennes sont chaotiques mais elles s'améliorent."
Ce report ne surprend personne. Début novembre, une source
haut placée dans l'administration française nous indiquait que "les
négociations du GTHN sont tendues et pourraient être ajournées", alors que
le sénateur de Mayotte Ibrahim Soibahaddine nous annonçait que la délégation
mahoraise hésitait à y participer.
La décision de Paris et Moroni prête cependant à de
nombreuses interprétations. Certains estiment qu'il s'agit de la mort du GTHN,
décrié d'un côté comme de l'autre : pour les partisans du retour de Mayotte
dans l'ensemble comorien, la participation des autorités comoriennes à ces
négociations s'apparente à une trahison ; pour de nombreux élus et dirigeants
mahorais, elle est synonyme d'échec assuré voire, là aussi, de trahison.
Lors du dernier round tenu à Mayotte les 17 et 18 septembre,
les délégations s'étaient mises d'accord sur la mise en œuvre de quatre
chantiers : la réouverture d’une
antenne consulaire française à Anjouan ; la concrétisation d’une action de
formation professionnelle à l’initiative du vice-rectorat ; la mise en
place d’échanges commerciaux, notamment au niveau agricole ; et la signature
d’un protocole d’accord sur les évacuations sanitaires des Comores
indépendantes vers Mayotte. Des dissensions étaient cependant apparues entre
les parties comorienne et mahoraise au sujet de la libre circulation des
personnes.
RC
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