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Ces dernières semaines, les équipes médicales et chirurgicales de MSF ont observé une augmentation alarmante du nombre de personnes ayant besoin d'un traitement pour des blessures liées à la violence, notamment des blessures par balle ou par arme blanche. En décembre 2005, MSF a soigné plus de 220 blessés par balle dans deux structures de soins - le centre de traumatologie de Saint-Joseph dans le quartier de Turgeau et l'hôpital Choscal à Cité Soleil. Ce chiffre comprend 26 blessés par balle soignés les 26 et 27 décembre à l'hôpital Choscal et traduit une augmentation importante par rapport aux 147 blessés par balle pris en charge dans les deux structures le mois précédent. Près de la moitié des patients soignés par MSF pour des blessures liées à des actes de violence étaient des femmes, des enfants ou des personnes âgées. "Il est inacceptable que tant de civils soient victimes de cette récente vague de violences", estime Ali Besnaci, chef de mission pour le centre de traumatologie de MSF à l'hôpital Saint-Joseph, dans le centre-ville. "Nous recevons des patients en provenance des quartiers de Saint-Martin, Centre-Ville, Martissant, Carrefour et d'autres zones de Port-au-Prince. Récemment, nous avons soigné un enfant de 15 mois et un homme de 77 ans pour des blessures par balle." Consternée par la flambée de violence en juin et en juillet 2005, MSF avait lancé un appel similaire aux groupes armés de la ville, leur demandant de respecter la sécurité des populations civiles et de garantir un accès immédiat aux soins d'urgence.
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