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Au cours d'une conférence de presse organisée à la Réunion, M. Jaffar, qui a rencontré le préfet de la Réunion lors de cette visite, a indiqué avoir fourni "une demande d'arrestation provisoire". Des démarches sont selon lui "engagées pour l'extradition du colonel Bacar. Nous attendons maintenant la décision de l'OFPRA. Il nous a été demandé de fournir un certain nombre de documents. Cela a été fait et nous continuerons à en fournir pour compléter le dossier. Il s'agit de plaintes, d'auditions de victimes, de témoignages multiples. Il y a aussi le rapport de la Fédération comorienne des droits de l'homme avec photos à l'appui." Selon le ministre, "les autorités comoriennes, comme l'ensemble de la communauté internationale, étaient au courant de ce qu'il se passait à Anjouan. Il y a eu des violences, des tortures, des viols sur des femmes. Une enquête est également en cours sur l'argent qui a disparu des caisses de la trésorerie d'Anjouan. Mohamed Bacar aurait 200 comptes de 50 000 dollars chacun dans 200 banques offshore différentes et il y en a peut-être d'autres". Répondant aux arguments avancés par les défenseurs du dictateur déchu, le ministre comorien des Affaires étrangères a affirmé que "nous avons tout fait pour qu'il y ait des élections. Mais les conditions qu'il a demandées n'étaient pas réalisables. Aujourd'hui, il ne constitue pas une menace pour nous, mais nous voulons rendre justice aux victimes anjouanaises de la dictature Bacar." "Bacar n'est pas un cas particulier. Il doit être jugé comme un citoyen comorien. Il aura droit à sa défense", a-t-il ajouté, avant d'affirmer que "les Comores ne sont pas spécialistes de la peine de mort. Elle existe mais elle n'est pas appliquée à chaque fois" – trois fois depuis 32 ans. "Nous estimons que les charges sont suffisantes pour qu'il soit extradé vers les Comores", a-t-il poursuivi. "Nous avons déjà eu, par le passé, à renvoyer des ressortissants français qui avaient commis des délits en France, donc des accords d'extradition existent. Le souhait des autorités comoriennes est de le voir jugé aux Comores." VM
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