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Le programme de Jégo |
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Yves Jégo devrait arriver jeudi 15 mai en fin de matinée à l'aéroport de Pamandzi, à Mayotte. Il fera une brève escale dans l'île sous administration française afin de marquer de sa présence la Conférence de la coopération régionale dans l'océan Indien qui se tient ces mercredi 14 et jeudi 15 mai à Mayotte. Trois heures plus tard, il devrait prendre un avion en direction de Moroni, où il rencontrera les responsables politiques comoriens. Il sera de retour à Mayotte le lendemain, en fin de matinée. Là aussi pour une brève escale de cinq heures : le temps de rencontre la direction de la Police aux frontières, présider un "déjeuner républicain" et tenir une conférence de presse.
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Invité de Canal + à la veille de son départ pour Mayotte et Moroni (lire ci-contre), M. Jégo a confirmé qu'il allait rencontrer les représentants du gouvernement des Comores. "J'espère que sur ce dialogue, une coopération renforcée avec les Comores, on va éviter que bon nombre de Comoriens n'éprouvent le besoin de venir à Mayotte", où les conditions de vie sont meilleures, a déclaré le secrétaire d'Etat. "Il y a dans la coopération, la volonté de travailler dans les pays sources, l'une des réponses à la pression migratoire sur Mayotte", a ajouté M. Jégo. Selon lui, "la deuxième réponse, c'est la fermeté dans l'application des lois. Depuis le 1er mai, les reconduites à la frontière ont repris, nous avons déjà renvoyé 500 personnes". "L'objectif est de respecter les décisions de justice", a poursuivi M. Jégo, précisant qu'"à Mayotte, c'était 14.000 reconduites l'an dernier". "On estime aujourd'hui à plusieurs milliers ceux qui doivent rentrer dans leur pays d'origine", a-t-il ajouté. Comme ses prédécesseurs, M. Jégo a par ailleurs fait part de sa volonté de faire baisser les prix des transports aériens entre la métropole et l'outre-mer. Il a indiqué que "l'Etat va reprendre la gestion des crédits de la continuité territoriale", qui fait l'objet d'une réforme dans le projet de loi-programme pour l'outre-mer. "Ces crédits ne sont pas forcément gérés de façon très transparente" par les collectivités d'outre-mer, a-t-il dit. Le gouvernement va par ailleurs "amener des compagnies low cost sur ces destinations, pour que la concurrence fasse baisser les prix". (AFP)
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