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Ils entendent ainsi interpeller l’Allemagne, actuellement à la Présidence de l’Union européenne, afin qu’elle use de son influence pour que les « Accords de partenariat économique » (APE), qui doivent être signés fin 2007, ne soient pas conclus dans leur forme actuelle, particulièrement inéquitable.
Des actions diverses sont prévues dans plus de vingt capitales internationales - dont Londres, Berlin, Dakar et Bridgetown – et notamment dans de nombreux pays ACP afin de « réveiller » une Europe qui ferme les yeux sur les enjeux des pays en développement.
A Paris, une délégation représentant Oxfam France – Agir ici, la CGT, le CCFD, le CFSI, la Confédération paysanne et Peuples solidaires se rendra à l’ambassade d’Allemagne.
Par ailleurs, l’association Oxfam France - Agir ici lance ce même jour, une grande campagne de mobilisation urgente contre les APE*, invitant tous les citoyens à interpeller la chancelière allemande Angela Merkel qui, durant la présidence allemande de l’UE, peut encore influencer les chefs d’Etat et de gouvernement européens afin de réorienter les négociations de ces accords.
Les organisations mobilisées considèrent que tout accord commercial entre l’Europe et les pay ACP devrait exclure le principe de réciprocité, proposer un accès au marché pour le moins équivalent à ce qui existe déjà et comporter des règles d’origine simplifiées. Il devrait également exclure tout engagement sur la question des services ou des investissements.
Elles estiment également que les accords de libre-échange proposés par l’Europe compromettent la croissance économique et l’intégration régionale des pays ACP, et risquent de les priver de l’espace de régulation nécessaire à la protection de leurs marchés, des populations et de l’environnement.
L’échéance de la fin 2007 ne doit pas être imposée, si les pays concernés ne sont pas prêts à signer. L’UE doit s’engager à continuer d’appliquer le système actuel de préférences généralisé, jusqu’à ce que des mesures alternatives soient mises en place, garantissant une aide supplémentaire pour faire face aux coûts d’ajustements, répondre au besoin de nouvelle infrastructures et de tout autre investissement nécessaire.
Pour Gyekye Tanoh, de Third World Network - Afrique : « Nous nous mobilisons car ces accords menacent de mettre en péril les efforts réalisés pour réduire la pauvreté et sauver des vies dans les pays des zones Afrique, Caraïbes et Pacifique. L’Europe est inflexible, notamment sur la question de la date de finalisation des accords. Pourtant, les APE tels que proposés ne favoriseront pas le développement : dans de nombreux cas, ils rendront les gens encore plus pauvres ».
Caroline Dorémus-Mège, responsable de la Campagne pour un commerce plus juste d’Oxfam France – Agir ici explique ainsi : « L’Europe demande aux pays pauvres d’ouvrir radicalement leurs marchés et de faire des concessions majeures sur les nouvelles questions telles que l’investissement. En France, nos organisations continueront d’appeler Angela Merkel à prendre position en faveur des pays en développement. Nous poursuivrons également l’interpellation de partis politiques français, notamment en amont des prochaines élections législatives ».
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