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La conférence, ouverte dimanche, vise à soigneusement examiner le rôle du Parlement lors des négociations des donateurs, et à sensibiliser les parlementaires en Afrique centrale et de l'est sur la Déclaration de Paris dans la promotion du développement. La Déclaration de Paris, avalisée par plus de 100 pays, a été signée le 2 mars 2005, pour réformer le système de distribution de l'aide et surveiller l'engagement et les progrès des donateurs et des pays partenaires dans la promotion du développement d'ici 2010. L'Assemblée législative de l'Afrique de l'est (EALA) en partenariat avec l'Association des Parlementaires européens a organisé la conférence dont le thème est : "Consultation parlementaire sur l'efficacité de l'aide". Le député tanzanien, Kilonntsi Mporogomyi, a indiqué dimanche lors de la conférence que les pauvres négociations au niveau mondial dont le manque d'examen approfondi des termes et des conditions de l'aide étrangère ont fait de l'Afrique une proie des dettes. M. Mporogomyi a précisé que les négociateurs africains pour l'aide n'ont pas réussi à obtenir de meilleurs termes d'aide à cause de recherches pauvres et de capacités de négociation inadéquates. Il a souligné que quelques donateurs se sont engagés sur la voie de la corruption en achetant des ministres du gouvernement afin de leur faire signer des contrats en leur faveur. M. Mporogomyi a argué que les constitutions de la plupart des pays africains donnent à l'organe exécutif de larges pouvoirs sur les engagements économiques internationaux et bilatéraux, ne laissant aucune place à une évaluation indépendante sur l'utilisation de l'aide. "Des gouvernements n'ont pas réussi à être transparents car l'organe exécutif s'est engagé dans de grossières corruptions avec des donateurs", a-t-il révélé. Les législateurs d'Europe et d'Afrique ont appelé à une plus importante participation de la législature dans l'élaboration des budgets nationaux et à la ratification des accords de l'aide. Le président de l'EALA, Abdirahin Abdi, a déclaré qu'il est temps pour les Parlements de se voir attribuer des pouvoirs par la législation, afin de faire pencher la balance en leur faveur pour assurer les responsabilités. Il a révélé que quelques Parlements ont été forcés à approuver les accords d'aide sans avoir le temps suffisant pour analyser les termes. "En général, les Parlements dans notre région ratifieront les accords tels qu'ils sont présentés afin de répondre à des délais serrés établis par les gouvernements", a-t-il expliqué. M. Abdi a appelé au renforcement des capacités des Parlements par le soutien à la recherche et à l'expertise afin d'analyser soigneusement les flux d'aides et les dépenses gouvernementales. (Xinhua)
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