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Le projet de loi prévoit la création d'un observatoire des media fondé par le gouvernement, chargé de délivrer des permis aux journalistes et de garder un registre de tous les journalistes mais avec le mandat explicite d'enlever du registre toute personne qui violerait des règles encore non définies. D'exprimant lors de la cérémonie du Madaraka Day à Nairobi, le président Kibaki a déclaré que son gouvernement était prêt à travailler avec les media pour améliorer la liberté de la presse. "La liberté de la presse est importante pour notre démocratie. Nous travaillerons avec les media sur les moyens de renforcer davantage la démocratie et le développement. Nous n'avons pas l'intention de contrôler les media," a déclaré M. Kibaki. Le gouvernement a récemment présenté le projet de loi au Parlement. Le projet de loi a été adopté en première lecture et a été remis à un comité parlementaire chargé de l'examiner en détail. Pourtant, les propriétairs des media, la société civile, des parlementaires et les journalistes ont demandé que ce projet de loi soit abandonné, se plaignant que le projet de loi impose des restrictions sur les media et les journalistes, ce que dement le président Kibaki. "Nous n'avons pas l'intention de contrôler les media", a-t-il souligné, ajoutant que les media ont joui de la liberté depuis quatre et demi. La Commission internationale des juristes a invité mercredi le gouvernement kenyan à retirer le projet de loi.
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