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M. Nqakula, ministre sud-africain de la Sécurité, doit tenir des consultations avec tous les acteurs sur les moyens de faire avancer le processus de paix au Burundi, a rapporté dans un communiqué le ministère sud-africain des Affaires étrangères. Accompagné par l'envoyé spécial dans la région des Grands Lacs Kingsley Mamabolo, "il exercera ce mandat pour la création d'un Burundi pacifique, stable et démocratique", selon le communiqué. Cette décision fait suite à une requête adressée à l'Afrique du Sud par les représentants de la région d'Afrique orientale au sein de l'Union Africaine, pour qu'elle poursuive ses efforts de médiation dans ce pays ravagé par le conflit, indique le communiqué. L'Afrique du Sud réitère son engagement à travailler avec les dirigeants régionaux, le gouvernement et la population du Burundi dans leurs efforts pour trouver une solution durable à leurs défis politiques actuels, selon le communiqué. Les Forces de libération nationales sont le seul groupe rebelle hutu à ne pas participer au gouvernement d'unité nationale de Pierre Nkurunziza, ex-chef de guérilla arrivé au pouvoir l'an dernier après une série d'élections qui ont restauré l'autorité démocratique au Burundi. Le dirigeant rebelle Agathon Rwasa a déclaré début mars que son groupe était prêt à tenir des pourparlers de paix avec le gouvernement pour enfin mettre un terme à la guerre civile dans ce petit pays d'Afrique centrale, un conflit qui dure depuis près de 13 ans. Ces négociations ont lieu sous l'égide de la Tanzanie. "Au cours de ce processus, il est envisagé qu'une équipe technique régionale soit établie pour apporter son soutien au facilitateur", a déclaré le ministère. Le président sud-africain Thabo Mbeki a nommé samedi M. Nqakula en tant que facilitateur du processus de paix, un poste laissé vacant depuis le limogeage en juin dernier de l'ex-facilitateur, et ex-vice-président d'Afrique du Sud, Jacob Zuma. M. Zuma a été acquitté lundi d'une plainte pour viol.
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